Le cancer du pancréas reste l’un des diagnostics les plus
redoutés. Chaque année, près de 16 000 personnes en France
apprennent qu’elles sont atteintes de cette forme de cancer
souvent détectée tardivement, à un stade inopérable, ce qui en
fait un cancer particulièrement redoutable, avec un taux de survie
de 11% à 5 ans.
Mais les résultats d’un
essai clinique de phase 3,
réalisé chez des patients atteints d’un cancer du pancréas en phase
métastatique, apporte une lueur d’espoir. Un nouveau traitement
expérimental, le daraxonrasib, pourrait doubler la durée de survie
des patients.
Une survie générale médiane
de 13,2 mois
Revolution Medicines, un
laboratoire spécialisé en oncologie clinique , qui a
développé ce médicament pour les patients atteints d’un
adénocarcinome canalaire pancréatique métastatique (PDAC), a
annoncé des résultats préliminaires positifs de son essai clinique
mondial.
Testé sur 460 malades, dont
certains en France, ce médicament a été administré à des patients
déjà traités par chimiothérapie. Les résultats montrent une
amélioration significative de leur espérance de vie. « Dans la
population globale de l’étude, le daraxonrasib a démontré une
survie générale médiane de 13,2 mois contre 6,7 mois pour la
chimiothérapie » souligne le laboratoire californien dans un communiqué.
Concrètement, la survie a été multipliée par deux pour une partie
des malades.
Comment ce médicament agit sur le cancer du
pancréas
Ce résultat est d’autant plus
marquant que le cancer du pancréas est souvent diagnostiqué à un
stade avancé, lorsque les options thérapeutiques sont limitées. La
moitié des patients survivent moins d’un an après le diagnostic, ce
qui rend toute amélioration particulièrement significative.
Ce candidat médicament cible
un élément clé du développement de la maladie : le gène KRAS. Cette
mutation est présente dans une très grande majorité des cancers du
pancréas et joue un rôle central dans la croissance des cellules
tumorales. Le daraxonrasib freine l’action de ce gène qui est le
moteur du cancer et limite sa progression, ce qui prolonge la
survie des patients. Cette approche, dite ciblée, diffère des
traitements classiques comme la chimiothérapie, qui agissent de
manière plus générale sur les cellules. Ici, l’objectif est de
s’attaquer directement à la cause biologique du cancer.
La commercialisation de ce
traitement est attendue aux États-Unis dans les prochains mois a
déclaré le Pr Jean-Yves Blay, oncologue et président d’Unicancer,
la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer,
sur France info. En Europe, il
pourrait être disponible dans les 12 à 24 mois.
Source:
www.topsante.com




