
Le décret publié ce mercredi au Journal officiel convoque les grands électeurs le dimanche 27 septembre pour les élections sénatoriales. Ce scrutin indirect vise le renouvellement de 178 sièges, soit la moitié du Palais du Luxembourg.
Les élections sénatoriales, qui doivent renouveler la moitié de l’hémicycle, seront organisées le dimanche 27 septembre dans les départements concernés, selon un décret publié mercredi au journal officiel. Deux modes de scrutin cohabitent pour cette élection au suffrage indirect (« grands électeurs »).
Dans les plus petits départements, qui ne comptent qu’un ou deux sénateurs, il faut obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés et au moins 25 % des inscrits au premier tour organisé de 8 h 30 à 11 h 00. Sinon, un second tour est organisé de 15 h 30 à 17 h 30 et le candidat réunissant le plus de voix est élu.
Dans les départements comptant trois sénateurs ou plus, c’est le scrutin proportionnel plurinominal qui prévaut. De 8 h 30 à 17 h 30, chaque électeur se prononce sur une liste. Suivant son résultat, chaque liste envoie alors un certain nombre d’élus au Palais du Luxembourg.
Quelque 178 sièges de sénateurs seront renouvelés, sur les 348 au total. Les territoires du pourtour méditerranéen sont concernés, tout comme le Rhône, la Gironde et l’Alsace. Mais pas l’Île-de-France, ni le Nord et le Pas-de-Calais, qui éliront leurs sénateurs en 2029.
Les enjeux
Les sénateurs sont élus au suffrage indirect pour un mandat de six ans par un collège de grands électeurs à l’échelle de chaque département. Ces scrutins sont influencés par les résultats des élections municipales, car l’immense majorité des grands électeurs sont en fait des conseillers municipaux.
Cela laisse donc présager une poussée du Rassemblement national, qui ne compte actuellement que trois sénateurs dans un hémicycle nettement acquis à la droite. Le parti à la flamme a besoin de dix élus pour pouvoir constituer un groupe et vise surtout le Var, les Bouches-du-Rhône et surtout les Alpes-Maritimes.
La France insoumise espère, elle, faire son entrée au Sénat en septembre, avec le Rhône en cible principale. Les dépôts de candidature pour le premier tour se feront du 7 au 11 septembre, selon le décret.
Source:
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