Attention sur la route : l’assureur Assuralia attire l’attention sur une augmentation des accidents sur le trajet domicile-travail impliquant des modes de déplacement dits de mobilité douce. Selon l’organisation, cette tendance se traduit par des effets concrets pour les salariés concernés et pour les mécanismes d’indemnisation.
Par mobilité douce on entend principalement l’usage accru de vélos et de trottinettes électriques, ainsi que d’autres engins légers utilisés pour les déplacements urbains. L’essor de ces modes modifie le paysage de la circulation et multiplie les situations de vulnérabilité pour les usagers, en particulier lors du trajet entre domicile et lieu de travail, souvent en zones mixtes voiture/piéton.
Les conséquences relevées touchent directement le monde du travail : interruptions d’activité, besoins de soins et procédures d’indemnisation pour les employés victimes d’accidents. Ces sinistres entraînent également des implications administratives et financières pour les employeurs et pour le secteur de l’assurance, qui doit adapter ses procédures face à des profils de risques évolutifs.
La situation pose des questions sur l’adaptation des infrastructures et sur les moyens de prévention à déployer. Des pistes souvent évoquées incluent l’amélioration des aménagements cyclables, la formation à la mobilité urbaine et une meilleure coordination entre employeurs, assureurs et autorités locales. La sécurité routière demeure un enjeu central, tant pour les usagers vulnérables que pour la gestion des risques par les acteurs concernés.
En Belgique comme ailleurs, le phénomène encourage une réflexion partagée sur la compatibilité entre transition des modes de déplacement et exigence de sécurité. La montée des accidents liés à la mobilité douce met en lumière la nécessité d’un suivi attentif des évolutions et d’actions concrètes pour réduire l’exposition des travailleurs lors de leurs trajets.




