Le premier ministre israélien promet des conséquences pour toute personne impliquée dans l’attaque du vol Flydubai. L’enquête n’a toutefois pas établi la responsabilité d’un État.
L’attaque survenue le 30 septembre à bord du vol Flydubai FZ1073, reliant Dubaï à Tel-Aviv, fait l’objet d’une enquête conduite par les Émirats arabes unis. Selon le procureur général émirati, le copilote a attaqué le commandant de bord avec une hache de secours et tenté de prendre le contrôle de l’appareil. L’intervention de passagers et de membres d’équipage a permis d’éviter une catastrophe. L’avion a atterri en Arabie saoudite.
Benyamin Netanyahou a déclaré le 2 octobre que toute personne impliquée paierait un « lourd tribut ». Israël cherche notamment à déterminer si le copilote avait agi sur instruction d’un tiers. Cette déclaration constitue une menace de représailles, sans annoncer une guerre contre un pays précis.
La distinction est essentielle : l’existence de possibles commanditaires reste une question d’enquête. Selon Reuters, les responsables de sécurité israéliens n’avaient identifié aucune implication iranienne au 3 octobre. Ils estimaient que le suspect avait probablement agi seul, tout en maintenant les investigations.
Le copilote serait un ressortissant omanais, selon les sources citées par Reuters. Cette nationalité ne constitue pas une preuve de participation du gouvernement d’Oman. À ce stade, présenter l’attaque comme une opération organisée par un État, ou les déclarations de Netanyahou comme l’annonce d’une nouvelle guerre, dépasserait les faits établis publiquement.




