AccueilSantéGraisse abdominale profonde : comment la réduire pour limiter l’inflammation

Graisse abdominale profonde : comment la réduire pour limiter l’inflammation

La graisse abdominale profonde, ou graisse
viscérale, se loge autour du foie, de l’intestin et
d’autres organes du ventre. Elle ne se traduit pas toujours par un
gros abdomen, même chez une personne mince. Ce tissu gras actif
libère des substances qui entretiennent une inflammation
silencieuse dans tout l’organisme et accroissent le risque de
diabète de type 2, de stéatose hépatique et de maladies
cardiovasculaires. Pour la limiter, l’enjeu n’est pas seulement de
“perdre du ventre”, mais de réduire spécifiquement cette graisse
interne.

La neurologue Kellyann Niotis, interrogée par la chaîne
d’information CNN, rappelle que la graisse viscérale « sécrète une
grande quantité de substances chimiques inflammatoires qui peuvent
provoquer une atrophie cérébrale et affecter la cognition, et c’est
un indicateur de tout : résistance à l’insuline, risque
cardiovasculaire élevé, foie gras et diabète de type 2, autant de
conséquences négatives qui limitent une vie longue et en bonne
santé », explique la neurologue. Face à cette inflammation discrète
mais durable, la question devient concrète : comment savoir si l’on
en a trop, puis quels changements adopter pour la faire
reculer.

Graisse viscérale : pourquoi elle alimente l’inflammation

La graisse viscérale entoure directement les
organes abdominaux, au plus près des vaisseaux sanguins qui les
irriguent. Elle agit comme une glande endocrine en libérant en
continu des molécules pro-inflammatoires dans la circulation. Ce
feu de faible intensité, parfois appelé inflammation de bas grade,
dérègle la manière dont l’organisme gère le sucre, les graisses et
certaines hormones. Au fil des années, ce terrain favorise
l’apparition d’une résistance à l’insuline, d’un foie gras non
alcoolique et d’un risque accru d’accident cardiovasculaire, mais
aussi d’atteintes de la santé cognitive et du métabolisme, comme
l’ont souligné les experts cités par CNN.

Tour de taille et masse musculaire : repérer un excès de
graisse abdominale profonde

Pour une première estimation, le mètre ruban reste l’outil le
plus accessible. Il suffit de mesurer son tour de
taille à la hauteur du nombril, debout, en respirant
normalement et sans rentrer le ventre. Les Centres pour le contrôle
et la prévention des maladies (CDC) des Etats-Unis indiquent
qu’au-delà de 88,9 cm chez la femme non enceinte et de 101,6 cm
chez l’homme, le risque de graisse viscérale excessive augmente
nettement. Si ces seuils sont franchis, le danger n’est pas
uniquement esthétique : l’excès de graisse interne s’accompagne
souvent d’un profil inflammatoire et métabolique défavorable.

La composition corporelle donne un autre indice. « Si vous avez
plus de graisse corporelle que de masse musculaire, il est plus
probable que vous ayez de la graisse viscérale dans tout le corps,
y compris dans les muscles », explique le cardiologue Andres
Freeman. Un médecin généraliste peut évaluer ce rapport et, si
besoin, prescrire une densitométrie de type DEXA, un examen par
rayons X non invasif qui mesure la masse grasse profonde et la
masse maigre. Certaines balances connectées estiment aussi la part
de graisse corporelle, à utiliser surtout pour suivre une tendance,
plutôt que comme mesure absolue.

Bouger et mieux manger pour faire
reculer la graisse viscérale

Pour réduire cette graisse abdominale profonde et calmer
l’inflammation qu’elle entretient, les médecins insistent sur un
duo : bouger plus et revoir son assiette. Andres Freeman résume :
« Le saint graal, l’élixir de jouvence, la clé pour rester jeune et
vieillir avec grâce est de rester fort et en forme ». Un point de
départ consiste à marcher chaque jour 30 minutes à un rythme
rapide, jusqu’à être essoufflé, puis à ajouter un renforcement
musculaire pour augmenter la masse maigre. Une alimentation proche
du régime méditerranéen, riche en fruits, légumes, céréales
complètes, huile d’olive, noix et graines, avec moins de produits
sucrés, de viande rouge et d’aliments ultratransformés, limite les
excès de sucre et de graisses de mauvaise qualité qui alimentent la
graisse viscérale.


Source:

www.topsante.com

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