Un havre vert historique situé sur une ancienne propriété religieuse, inauguré en 1923, constitue l’un des premiers exemples d’espace public acquis et géré par une province belge. Transformé à partir d’un domaine appartenant aux Jésuites, il a conservé des éléments paysagers et architecturaux qui témoignent des étapes successives de son aménagement. Aujourd’hui, ce parc est perçu comme un lieu de promenade et de loisirs pour plusieurs générations de riverains.
La réputation du site dépasse le simple cadre local. Évoqué comme le « parc préféré » de Bart De Wever, il est également présenté par ses défenseurs comme un espace où se conjuguent héritage historique et usage contemporain. La formule attribuée au bourgmestre — « Nous avons retrouvé chaque enfant qui s’était perdu ici » — est reprise pour illustrer la familiarité du lieu et la qualité de sa gestion au quotidien, notamment en matière d’accueil et de sécurité des familles.
Au-delà de l’anecdote, l’exemple soulève des questions de fond sur la gestion des espaces verts patrimoniaux en milieu urbain. La cession et l’entretien d’un domaine ancien par une instance provinciale impliquent des choix de conservation, de programmation culturelle et de maintenance horticole. Ils renvoient aussi à des enjeux budgétaires et administratifs : comment concilier la protection du caractère historique d’un parc avec les attentes actuelles des visiteurs et les impératifs de accessibilité et de sécurité ?
Inauguré il y a plus d’un siècle, ce parc illustre la permanence d’un patrimoine vert inscrit dans la mémoire collective et la vie quotidienne de la cité. Sa popularité auprès des familles et des promeneurs en fait un repère social et un vecteur de cohésion locale. Les autorités, les gestionnaires et les usagers y trouvent un terrain d’expérimentation pour préserver un équilibre entre sauvegarde historique et adaptation aux besoins contemporains.




