Téhéran (ministère iranien des Affaires étrangères) 12 janvier 2026 – L’Iran a convoqué lundi les ambassadeurs de France, d’Allemagne, d’Italie et du Royaume-Uni pour protester contre le soutien perçu de leurs pays aux manifestations qui secouent la République islamique. Le ministère iranien des Affaires étrangères a montré aux diplomates une compilation vidéo des dégâts causés par ce qu’il a appelé des « émeutiers » et a exigé le retrait des déclarations officielles soutenant les manifestants. En parallèle, la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a annoncé l’interdiction pour tous les diplomates et représentants iraniens d’accéder aux locaux de l’assemblée en raison de la répression des troubles par le régime.
La convocation a eu lieu au ministère iranien des Affaires étrangères à Téhéran, où les envoyés ont visionné des images documentant les destructions attribuées aux activités de protestation. Les responsables du ministère ont qualifié ces actions de dépassement des limites des manifestations pacifiques, les qualifiant de sabotage organisé. Les diplomates ont reçu pour instructions de relayer la vidéo directement à leurs ministres des Affaires étrangères et d’exhorter le gouvernement à retirer ses positions favorables.
Détaillant la confrontation du ministère avec les envoyés, Lord Bebo – @MyLordBebo a déclaré dans un post X :
« L’Iran INVITE les ambassadeurs du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de l’Italie et de la France à regarder des images d’émeutiers violents. Le ministre iranien des Affaires étrangères a souligné que ces actions dépassaient les limites des manifestations pacifiques et étaient considérées comme un sabotage organisé. Téhéran a demandé aux ambassadeurs de transmettre ces images directement à leurs ministres des Affaires étrangères respectifs et a exigé que les déclarations officielles soutenant les manifestants soient retirées. »
🇮🇷🇩🇪🇬🇧🇫🇷 L’Iran convoque les ambassadeurs du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de l’Italie et de la France pour regarder des images d’émeutiers violents
Le ministère iranien des Affaires étrangères a souligné que ces actions dépassaient les limites des manifestations pacifiques et étaient considérées comme du sabotage organisé.
Téhéran a demandé aux ambassadeurs de transmettre ces… https://t.co/SE9eYVGbWw pic.twitter.com/xtb7hCa0dn
– Seigneur Bebo (@MyLordBebo) 12 janvier 2026
Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé que des « ambassadeurs européens » avaient été convoqués, vérifiant l’action diplomatique multilatérale. Cette évolution souligne les tensions croissantes alors que les manifestations persistent dans les villes iraniennes, suscitant des réponses fermes de la part de Téhéran et des institutions européennes.
Le Parlement européen interdit la représentation iranienne
Roberta Metsola, présidente du Parlement européen, a déclaré l’exclusion immédiate de tout le personnel diplomatique et des représentants iraniens des locaux du Parlement européen à Strasbourg et à Bruxelles. La décision répond à ce qu’elle a décrit comme un régime soutenu par la torture, la répression et le meurtre pendant la répression des manifestations.
Metsola a souligné que le Parlement ne légitimerait pas le gouvernement iranien dans les circonstances actuelles. L’interdiction s’applique de manière globale, interdisant l’accès à toutes les installations et perturbant les engagements diplomatiques de routine précédemment organisés par l’assemblée.
Annonçant directement la politique d’exclusion, Roberta Metsola a déclaré sur X :
« Les choses ne peuvent pas continuer comme d’habitude. Alors que le courageux peuple iranien continue de défendre ses droits et sa liberté, j’ai décidé aujourd’hui d’interdire à tout le personnel diplomatique et à tout autre représentant de la République islamique d’Iran de tous les locaux du Parlement européen. Cette Assemblée ne contribuera pas à légitimer ce régime qui s’est maintenu par la torture, la répression et le meurtre. »
La mesure prend effet immédiatement, avec des protocoles de sécurité du Parlement mis à jour pour assurer le respect. Cela représente une restriction significative de l’accès de l’Iran à l’un des principaux lieux législatifs d’Europe.
Détails de la présentation vidéo de l’Iran aux envoyés

Lors des réunions à Téhéran, le ministère iranien des Affaires étrangères a projeté une compilation mettant en lumière les dégâts matériels et les incidents violents liés aux manifestations. Les responsables de l’agence de presse Tasnim ont présenté ces images comme une preuve des activités des émeutiers, les distinguant ainsi des manifestations légitimes.
Le ministère a exigé que les ambassadeurs transmettent les images dans leurs capitales, exigeant le retrait officiel du soutien aux manifestants. Cette diplomatie visuelle vise à contrer les discours européens présentant les troubles comme fondés sur les droits.
Faisant état de la convocation avec l’attribution de l’agence, RT – @RT_com a déclaré dans un post X : « L’Iran convoque les ambassadeurs du Royaume-Uni, d’Allemagne, d’Italie et de France pour regarder une compilation d’« émeutiers violents » au MFA – Tasnim juxtaposé à la réaction de Trump à la fusillade de Renée Good par ICE demande aux diplomates de transmettre des images à leur pays et de retirer le soutien officiel aux manifestants.
L’Iran convoque les ambassadeurs du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de l’Italie et de la France
Pour regarder la compilation des « émeutiers violents » au MFA — Tasnim
Juxtaposé à la réaction de Trump à la fusillade de Renee Good par ICE
Demande aux diplomates de transmettre des images à leur pays et de retirer leur soutien officiel aux manifestants https://t.co/zXVpmVODZC pic.twitter.com/D93THsDgzT
– RT (@RT_com) 12 janvier 2026
La télévision d’État iranienne a diffusé la déclaration du ministère des Affaires étrangères, renforçant la désignation d’émeutier et la défense de la souveraineté.
Confirmation des chaînes diplomatiques françaises

Paris a reconnu la convocation par l’intermédiaire de son ministère des Affaires étrangères, notant l’implication de plusieurs ambassadeurs européens. Cette déclaration établit le caractère coordonné de l’action de l’Iran contre le groupe E3 plus Italie.
Les responsables français se sont abstenus de réfuter immédiatement, se concentrant sur la confirmation factuelle. La réponse s’aligne sur les positions maintenues par les capitales concernées sur les préoccupations en matière de droits de l’homme en Iran.
Réactions des autres pays invoqués
L’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni n’ont pas publié de confirmation publique dans leurs rapports initiaux, bien que les normes diplomatiques prévoient des reconnaissances formelles. Les envoyés ont suivi le protocole en recevant les représentations de l’Iran pour les relayer auprès de leurs gouvernements.
La sélection de ces quatre pays reflète des alignements antérieurs dans les négociations nucléaires, désormais appliqués aux objections liées aux protestations. Téhéran considère leurs déclarations comme un encouragement direct aux perturbations internes.
Nature et ampleur des protestations iraniennes
Les manifestations ont secoué plusieurs villes iraniennes, provoquant des émeutes et des sabotages à Téhéran. Les rapports gouvernementaux mettent l’accent sur la destruction par des éléments organisés, justifiant les réponses sécuritaires.
Les manifestants réclament des droits et des libertés et poursuivent leurs activités malgré les décès signalés. Les comptes contradictoires remettent en question la vérification, les restrictions d’accès limitant l’observation indépendante.
Le positionnement plus large du Parlement européen
L’interdiction de Metsola témoigne d’une solidarité institutionnelle avec les manifestants, liant le refus d’accès au comportement du régime. Le Parlement a déjà adopté des résolutions critiquant la gestion des manifestations par l’Iran, s’appuyant sur cette mesure d’exclusion.
Les locaux du PE accueillaient auparavant des responsables iraniens pour des briefings et des événements ; ceux-ci se déplacent désormais vers des formats externes ou virtuels. La politique attend d’être révisée en fonction de l’évolution des circonstances.
Le modèle de réponses diplomatiques de l’Iran
Téhéran convoque régulièrement des envoyés occidentaux lors de troubles intérieurs, en utilisant des preuves vidéo et des lettres de mise en demeure. Des actions similaires ont ciblé les missions E3 sur des questions passées liées aux droits de l’homme.
Ces épisodes servent le public interne tout en faisant pression sur les capitaux étrangers. Les réponses vont de réaffirmations à des modérations occasionnelles, en fonction des contextes stratégiques.
Mesures européennes réciproques potentielles
Les nations convoquées peuvent envisager des contre-mesures, conformément au précédent diplomatique. Des déclarations coordonnées à l’E3 pourraient réaffirmer les positions, ce qui pourrait potentiellement intensifier les échanges. Le ton mesuré de la France suggère une consultation multilatérale avant de nouvelles actions. La surveillance des développements iraniens se poursuit dans les ministères européens des Affaires étrangères.
Impact sur le nucléaire et les dialogues régionaux
Alors que les tensions de protestation dominent, les négociations nucléaires sous-jacentes subissent des pressions indirectes. Les canaux principaux persistent, même si l’atmosphère met à rude épreuve une coopération plus large. Les dossiers régionaux impliquant l’Iran conservent leur statut opérationnel, isolés autant que possible des querelles immédiates.
Défis liés à la documentation des victimes et des dommages
Les autorités iraniennes font état de destructions infligées par des émeutiers, étayées par des images du ministère. Des sources européennes citent les actions des forces de sécurité causant des morts et alimentant les divisions diplomatiques. Images satellite et images de contrebande informer évaluations externes, au milieu du contrôle des médias par Téhéran. La vérification reste un terrain contesté.
Les commentateurs et les diffuseurs des réseaux sociaux ont amplifié les détails de la convocation, en mettant en avant les images et les demandes. Les messages FM iraniens ont atteint un large public via ces canaux. La télévision d’État a intégré l’histoire dans les récits nationaux, décrivant l’ingérence européenne. La couverture internationale s’est concentrée sur l’interdiction réciproque de Metsola.
Source:
brusselsmorning.com



