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Maroc : Mohammed VI préside la naissance d’un nouveau gouvernement, une étape historique pour le Royaume

Sous la présidence du roi Mohammed VI, le Maroc a officiellement installé, ce vendredi 16 octobre 2026 au Palais royal de Rabat, son nouveau gouvernement, dirigé pour la première fois de son histoire par une femme, Fatima Ezzahra El Mansouri. Une cérémonie d’une forte portée institutionnelle, qui ouvre une nouvelle séquence politique dans la continuité des grandes orientations stratégiques du Royaume et place la nouvelle équipe devant des responsabilités majeures.

Rabat, le 16 octobre 2026 — Le Maroc vient de franchir une nouvelle étape de son histoire institutionnelle. Ce vendredi, au Palais royal de Rabat, Sa Majesté le roi Mohammed VI a présidé la cérémonie solennelle de nomination des membres du nouveau gouvernement, conduit par Fatima Ezzahra El Mansouri, première femme à accéder à la tête de l’exécutif marocain depuis l’indépendance du Royaume. Dans le cadre prestigieux de cette cérémonie, qui s’est achevée par la prestation de serment des nouveaux responsables gouvernementaux devant le souverain et par la traditionnelle photographie officielle, le pays a assisté à l’aboutissement d’un processus politique engagé à la suite des élections législatives du 23 septembre dernier. Au-delà du renouvellement des portefeuilles ministériels, cet événement revêt une dimension particulière : il associe la continuité des institutions monarchiques, l’émergence d’une nouvelle direction gouvernementale et la volonté de répondre aux attentes d’une société marocaine en pleine transformation.

Mohammed VI, garant de la continuité de l’État et de la stabilité institutionnelle

La cérémonie de ce 16 octobre rappelle la place centrale qu’occupe le roi Mohammed VI dans l’architecture constitutionnelle marocaine. En sa qualité de chef de l’État, le souverain veille au fonctionnement régulier des institutions et exerce les prérogatives que lui confère la Constitution, notamment dans la nomination du chef du gouvernement et des membres de l’exécutif. Cette nouvelle séquence s’inscrit dans le prolongement de l’audience royale du 29 septembre, au cours de laquelle Fatima Ezzahra El Mansouri avait été nommée cheffe du gouvernement et chargée de constituer sa nouvelle équipe. Elle fait également suite à l’audience du 14 octobre, durant laquelle le souverain avait insisté sur la nécessité d’une mobilisation générale et d’une action gouvernementale sérieuse et responsable, à la hauteur des défis économiques, sociaux et institutionnels du pays. Ces étapes successives illustrent le rôle de la monarchie dans l’accompagnement des transitions politiques et dans la préservation de la continuité de l’État. Depuis son accession au Trône en 1999, Mohammed VI a présidé au lancement de grands chantiers nationaux touchant notamment les infrastructures, le développement industriel, la protection sociale, les énergies renouvelables et le rayonnement économique et diplomatique du Royaume. La formation de ce nouveau gouvernement intervient ainsi dans un contexte où la poursuite de ces transformations devra s’accompagner de résultats plus directement perceptibles dans la vie quotidienne des citoyens.

Une première historique : Fatima Ezzahra El Mansouri à la tête du gouvernement

La nomination de Fatima Ezzahra El Mansouri constitue incontestablement l’un des faits politiques majeurs de cette nouvelle législature. Pour la première fois, une femme prend la direction du gouvernement marocain, franchissant un seuil symbolique dans l’évolution de la représentation féminine au sommet de l’État. Ancienne ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, ancienne maire de Marrakech et personnalité importante du Parti authenticité et modernité, elle accède à cette responsabilité après la victoire de sa formation aux élections législatives. Son parcours politique et son expérience des affaires publiques lui confèrent une connaissance des mécanismes administratifs et des enjeux territoriaux, deux dimensions essentielles dans un pays où l’efficacité des politiques publiques constitue une préoccupation croissante. Si cette nomination possède une valeur historique évidente, elle représente également une responsabilité considérable : celle de conduire une coalition plurielle, de préserver sa cohésion et de traduire les engagements politiques en décisions concrètes. La portée de cette première féminine se mesurera aussi à sa capacité à ouvrir durablement davantage d’espaces de responsabilité aux femmes marocaines, dans les institutions comme dans la société.

Une nouvelle équipe gouvernementale entre expérience et renouvellement

La composition du gouvernement El Mansouri traduit une volonté d’associer la continuité de certains départements stratégiques à une redistribution des responsabilités et à l’apparition de nouveaux profils. Le maintien d’Abdelouafi Laftit au ministère de l’Intérieur, de Nasser Bourita aux Affaires étrangères, d’Abdellatif Ouahbi à la Justice et d’Ahmed Toufiq aux Habous et aux Affaires islamiques souligne la permanence de plusieurs responsables expérimentés. Parallèlement, la nomination de Fouzi Lekjaa à la tête du ministère de l’Économie, des Finances et de la Performance publique confère à ce portefeuille un périmètre particulièrement important, dans lequel la gestion des ressources financières de l’État devra s’articuler avec l’exigence d’efficacité administrative. L’arrivée de Nabil Benabdallah à l’Éducation nationale, au Préscolaire, à la Formation professionnelle et à la Qualification place également un responsable politique expérimenté à la tête d’un secteur déterminant pour l’avenir du pays. La création d’un ministère consacré à l’Intelligence artificielle, à la Transformation numérique et à la Réforme de l’administration, confié à Ahmed Rahhou, constitue une évolution significative de l’organisation gouvernementale. Elle traduit l’importance croissante accordée aux technologies, à la modernisation des services publics et à l’adaptation de l’administration aux mutations économiques et sociales.

La continuité des grands chantiers engagés sous le règne de Mohammed VI

Le nouvel exécutif hérite d’un pays dont le paysage économique et les infrastructures ont profondément évolué au cours des dernières décennies. Les investissements réalisés dans les ports, les autoroutes, le transport ferroviaire, les zones industrielles et les énergies renouvelables ont contribué à renforcer la place du Maroc dans les échanges régionaux et internationaux. Le complexe portuaire Tanger Med, le développement de l’industrie automobile et aéronautique, les projets énergétiques et les initiatives de généralisation de la protection sociale illustrent plusieurs dimensions de cette transformation. Ces grands chantiers, engagés sous le règne de Mohammed VI, témoignent d’une stratégie de développement de long terme, dont la mise en œuvre mobilise successivement les institutions publiques, les gouvernements et les acteurs économiques. Le nouveau gouvernement devra désormais poursuivre ces programmes, en renforcer l’efficacité et veiller à ce que leurs retombées bénéficient plus largement aux différentes catégories de la population. Car les progrès réalisés dans les infrastructures et les capacités productives coexistent encore avec des difficultés persistantes dans l’emploi, les services publics et la réduction des disparités sociales et territoriales.

L’emploi, la santé, l’éducation et l’eau : les grands défis de la nouvelle législature

Au-delà des équilibres politiques et de la symbolique de cette nomination, le gouvernement El Mansouri devra rapidement affronter les préoccupations les plus concrètes des Marocains. La création d’emplois, particulièrement pour les jeunes diplômés, l’amélioration de l’enseignement public, le renforcement de l’offre de soins et la préservation du pouvoir d’achat figurent parmi les attentes majeures. La question de l’eau occupera également une place déterminante dans les années à venir, alors que les épisodes de sécheresse, les besoins agricoles et l’urbanisation accentuent la pression sur les ressources hydriques. Le regroupement de l’Équipement, de l’Eau et des Forêts sous la responsabilité de Nizar Baraka, ainsi que la création d’un portefeuille consacré à la Souveraineté alimentaire, témoignent de l’importance accordée à ces enjeux dans la nouvelle architecture ministérielle. La préparation de la Coupe du monde de football 2030, que le Maroc organisera avec l’Espagne et le Portugal, constitue un autre rendez-vous majeur. Elle mobilisera des investissements considérables et imposera une coordination étroite entre les départements concernés. L’enjeu sera de faire en sorte que les infrastructures développées à cette occasion produisent des bénéfices durables pour les territoires et les populations, au-delà de l’événement sportif lui-même.

Une cérémonie solennelle, une photographie pour l’histoire

La cérémonie de nomination s’est achevée par la prestation de serment des nouveaux membres du gouvernement devant Sa Majesté le roi Mohammed VI. Une photographie officielle a ensuite réuni le souverain et les membres de la nouvelle équipe gouvernementale, dans le cadre du Palais royal de Rabat. Cette image restera associée à une date particulière de l’histoire politique contemporaine du Maroc : celle de l’installation du premier gouvernement dirigé par une femme. La présence du roi au centre de cette séquence institutionnelle rappelle la place de la monarchie dans le fonctionnement de l’État, tandis que la composition du nouvel exécutif témoigne de l’évolution des responsabilités politiques et administratives. La cérémonie s’est déroulée en présence du chambellan royal, Sidi Mohammed El Alaoui. Derrière le protocole et la solennité de l’événement commence désormais une étape plus exigeante : celle de l’action gouvernementale, de la mise en œuvre des réformes et de l’évaluation des résultats.

Un nouveau chapitre politique placé sous le signe de la responsabilité

Avec l’installation de ce gouvernement, le Maroc ouvre une nouvelle page de sa vie politique. La nomination historique de Fatima Ezzahra El Mansouri constitue un événement institutionnel important, mais elle ne représente que le commencement d’une nouvelle étape. La responsabilité de la nouvelle équipe sera de répondre aux attentes des citoyens, de renforcer la qualité des services publics et de poursuivre les transformations économiques et sociales du Royaume. Pour le souverain, cette séquence s’inscrit dans la continuité de ses prérogatives constitutionnelles et des orientations stratégiques engagées au cours de son règne. Pour le gouvernement, elle marque le début d’un mandat dont la portée sera déterminée par les décisions prises, les réformes conduites et les résultats obtenus. La date du 16 octobre 2026 restera celle d’une première historique ; les années à venir permettront d’en mesurer les conséquences sur la trajectoire du pays.

La composition intégrale du nouveau gouvernement marocain nommé le 16 octobre 2026

Selon la liste communiquée par l’Agence Maghreb Arabe Presse (MAP), le nouveau gouvernement comprend les 32 membres suivants, cheffe du gouvernement incluse :

Fatima Ezzahra El Mansouri : Cheffe du gouvernement.

Abdelouafi Laftit : Ministre de l’Intérieur.

Nasser Bourita : Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.

Abdellatif Ouahbi : Ministre de la Justice.

Ahmed Toufiq : Ministre des Habous et des Affaires islamiques.

Hassan Tariq : Secrétaire général du gouvernement.

Fouzi Lekjaa : Ministre de l’Économie, des Finances et de la Performance publique.

Nizar Baraka : Ministre de l’Équipement, de l’Eau et des Forêts.

Nabil Benabdallah : Ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire, de la Formation professionnelle et de la Qualification.

Younes Bjijou : Ministre de la Santé et de la Protection sociale.

Khalid Hatimy : Ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime et de la Souveraineté alimentaire.

Ryad Mezzour : Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Inclusion économique.

Mohamed Mehdi Bensaid : Ministre de la Jeunesse, de la Culture et des Sports.

Azzeddine El Midaoui : Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

Abdessamad Kayouh : Ministre du Transport et de la Logistique.

Charafat Afailal : Ministre de l’Énergie, des Mines et du Développement durable.

Abderrahim Chahid : Ministre de l’Emploi et du Dialogue social.

Samir Belfkih : Ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, porte-parole du gouvernement.

Ahmed Rahhou : Ministre de l’Intelligence artificielle, de la Transformation numérique et de la Réforme de l’administration.

Jalal Charaf : Ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie solidaire.

Najwa Koukouss : Ministre de la Famille, du Développement social et de l’Égalité.

Abdeltif Loudyi : Ministre délégué auprès de la Cheffe du gouvernement, chargé de l’Administration de la Défense nationale.

Kouloub Faitah : Ministre déléguée auprès de la Cheffe du gouvernement, chargée des Relations avec le Parlement et la Société civile.

Omar Hejira : Ministre délégué auprès du ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Inclusion économique, chargé du Commerce extérieur.

Ahmed Mehdi Mezouari : Ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime et de la Souveraineté alimentaire, chargé de la Pêche maritime.

Kamal Hachoumi : Ministre délégué auprès du ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire, de la Formation professionnelle et de la Qualification, chargé du Préscolaire et de la Lutte contre la déperdition scolaire.

Madiha Khayr : Ministre déléguée auprès du ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire, de la Formation professionnelle et de la Qualification, chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification.

Fatima Saadi : Ministre déléguée auprès du ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, chargée de l’Habitat et de la Politique de la ville.

Salah-Eddine Abkari : Ministre délégué auprès du ministre de la Jeunesse, de la Culture et des Sports, chargé de la Jeunesse.

Rachid Hamouni : Ministre délégué auprès de la ministre de la Famille, du Développement social et de l’Égalité, chargé de l’Inclusion sociale.

Aïcha Guellaa : Ministre déléguée auprès du ministre de l’Intelligence artificielle, de la Transformation numérique et de la Réforme de l’administration, chargée de la Réforme de l’administration.

Abdeljabbar Errachidi : Ministre délégué auprès du ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie solidaire, chargé de l’Artisanat et de l’Économie solidaire.

Une nouvelle responsabilité devant l’histoire et devant les Marocains

L’installation de ce nouvel exécutif marque l’aboutissement d’une transition gouvernementale et le commencement d’un nouveau cycle de responsabilités. Sous le règne de Mohammed VI, le Maroc poursuit son évolution institutionnelle, économique et sociale, avec désormais une femme à la tête de son gouvernement. La portée historique de cette nomination est acquise ; sa traduction en progrès concrets reste à construire. Entre les grandes orientations de l’État, les engagements de la majorité et les aspirations de la population, la nouvelle équipe devra démontrer sa capacité à gouverner, à réformer et à obtenir des résultats. C’est à cette condition que le 16 octobre 2026 pourra être retenu non seulement comme une date symbolique, mais aussi comme le point de départ d’une étape significative dans le développement du Royaume.

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