Gagner 6 ans de lucidité : voici la méthode d’un scientifique pour protéger votre cerveau d’Alzheimer

C’est la maladie neurodégénérative la plus redoutée et la plus
répandue :
avec 1,4 million de Français touchés et 18 000 décès par an,
Alzheimer est un défi de santé majeur. Si elle frappe
majoritairement après 65 ans et touche deux fois plus de femmes que
d’hommes, cette pathologie est d’autant plus redoutable qu’elle est
« silencieuse ». Bien avant les premiers oublis ou les troubles de
l’orientation, les lésions cérébrales s’installent, rendant le
diagnostic souvent tardif.

D’après le nouveau rapport publié par l’Association
Alzheimer , 99 % des américains interrogés ont affirmé que
préserver sa santé cérébrale est au moins aussi important que
préserver sa santé physique. Pourtant, seulement 9 % déclarent bien
connaître les moyens de protéger leur cerveau. 

C’est précisément ce vide qu’une étude du Rush University
Medical Center a cherché à combler. Les chercheurs ont suivi
pendant environ huit ans 1 939 adultes, âge moyen 80 ans, sans
démence au départ, pour mesurer l’impact d’un enrichissement
cognitif tout au long de la vie. Les résultats sont plutôt
significatifs. 

Plus la vie est stimulante, plus le risque d’Alzheimer
diminue

L’équipe de Rush a découpé la vie en trois périodes. Avant 18
ans, elle a demandé à quelle fréquence les participants entendaient
des histoires, si des livres et journaux étaient présents chez eux,
et s’ils avaient appris une langue étrangère pendant plus de cinq
ans. Vers 40 ans, elle s’est intéressée au revenu, aux abonnements
à des magazines, aux cartes de bibliothèque, aux visites de musées
ou de bibliothèques. Vers 80 ans, elle a mesuré le temps consacré à
la lecture, à l’écriture et aux jeux, ainsi que les ressources de
retraite. 

Chaque participant de l’étude
a reçu un score d’enrichissement basé sur son enfance, son milieu
de vie et sa vieillesse, puis les chercheurs ont observé
l’apparition de troubles. Au cours du suivi, 551 personnes ont
développé Alzheimer et 719 un trouble cognitif léger. Dans les 10 %
les plus “riches” en expériences, 21 % ont déclaré Alzheimer,
contre 34 % dans les 10 % les moins stimulés. Après prise en compte
de l’âge, du sexe et du niveau d’éducation, un enrichissement élevé
était associé à une baisse de 38 % du risque d’Alzheimer et de 36 %
du risque de trouble cognitif léger, avec une apparition vers 94
ans contre 88 ans dans le groupe le moins stimulé. 

Comment appliquer ces résultats
à la vie réelle ?

Cette recherche montre une association, pas une preuve que
l’enrichissement cognitif prévient directement Alzheimer. Mais une
chose est sur : « la santé cognitive à un âge avancé est
fortement influencée par une exposition tout au long de la vie à
des environnements intellectuellement stimulants », a expliqué
l’auteure principale, Andrea Zammit, du Rush University Medical
Center.

L’enjeu ne se joue plus à 80 ans mais tout au long de votre vie,
en mettant en place certaines habitudes : rester curieux, lire,
écrire, jouer, fréquenter des lieux de savoir construit un capital
cérébral qui compte des décennies plus tard. L’enjeu n’est pas
seulement d’espérer réduire le risque d’Alzheimer, mais aussi de gagner
plusieurs années de lucidité en fin de vie, rappelle
l’auteure. 


Source:

www.topsante.com

Annonce publicitairespot_imgspot_img

Articles les plus populaires