Jean-Éric Schoettl, ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel, invite les prétendants au pouvoir se réclamant du gaullisme à porter dans la campagne de 2027 une proposition claire : une réforme constitutionnelle visant à restaurer les principes fondateurs de 1958. Sa prise de position remet au centre du débat public la question de l’équilibre institutionnel et de l’intervention de l’État dans la conduite des affaires publiques, à l’approche d’une échéance présidentielle décisive.
Le rappel à la Constitution de 1958 renvoie à une période où, sous l’impulsion de Charles de Gaulle, la Vème République a été conçue pour renforcer la stabilité et les marges d’action de l’exécutif. Dans cette perspective, les termes du débat évoquent la nature des pouvoirs présidentiels, la capacité d’action de l’État et la relation entre gouvernement et Parlement. Les candidats se réclamant du gaullisme sont ainsi encouragés à expliciter leur vision institutionnelle et les modifications concrètes qu’ils envisagent.
Promouvoir une telle refondation constitutionnelle suppose de dépasser la seule proclamation d’intentions : une révision exige des procédures formelles et une adhésion politique significative. Les implications portent autant sur la séparation des pouvoirs que sur les mécanismes de contrôle et de légitimation démocratique. Dans le contexte d’une campagne, ces questions risquent de cristalliser des tensions entre partenaires parlementaires, acteurs judiciaires et opinion publique, obligeant à clarifier les objectifs et les garanties d’un éventuel changement constitutionnel.
En relançant ce thème, Jean-Éric Schoettl place la discussion sur le terrain institutionnel plutôt que purement partisan. Le sujet pourrait influencer l’agenda des formations politiques et des candidats qui souhaiteraient se différencier par un projet constitutionnel ambitieux. Reste à savoir si, durant la campagne, ce type d’initiative trouvera l’écho et le consensus nécessaires pour franchir les étapes prévues par la procédure de révision et s’inscrire durablement dans l’architecture de la Ve République.




