En commission, la ministre Annick De Ridder a été filmée en train de consulter son téléphone portable pendant une séance consacrée au financement des aéroports d’Ostende et de Deurne. L’enregistrement, diffusé peu après la réunion, montre un député interrompant sa prise de parole pour dénoncer ce qu’il a décrit par cette formule: « J’ai l’impression de parler à un lampadaire ».
La séquence a ravivé le débat sur le sérieux des débats parlementaires et sur la manière dont sont traitées les questions relatives au soutien public aux infrastructures aériennes. La commission était réunie pour examiner des demandes et des mécanismes de financement impliquant notamment les plate-formes d’aéroports flamands, sujets sensibles dans un contexte de pressions économiques et de concurrence régionale.
Plusieurs députés présents ont demandé des explications sur les modalités de financement et sur la disponibilité des informations demandées à l’exécutif. Le comportement filmé de la ministre a été perçu par certains comme une atteinte au devoir d’attention lors d’un contrôle parlementaire; d’autres membres ont souligné que l’essentiel restait d’obtenir des clarifications sur les montages financiers et les garanties attachées aux aides éventuelles.
Au-delà de l’incident ponctuel, l’affaire met en lumière l’enjeu politique de la transparence dans la gestion des fonds publics et la sensibilité autour du développement des plateformes aériennes en Flandre. La commission doit poursuivre l’examen des dossiers, et les oppositions entendent maintenir la pression pour obtenir des réponses précises sur les engagements et les conditions d’aide. La diffusion de la vidéo relance aussi la discussion sur les règles de comportement en séance et sur la façon dont les responsables publics rendent compte de leur travail durant les débats parlementaires.




