Michel Dejeneffe, ventriloque, est décédé à l’âge de 77 ans. Connu surtout comme l’homme qui donnait la voix et le caractère à la marionnette Tatayet, il a suscité une vague d’hommages dans le monde artistique et parmi les personnalités publiques. Plusieurs témoignages ont souligné la place particulière occupée par sa création dans la mémoire collective et la scène culturelle.
Artisan de la parole et de la gestuelle, Dejeneffe avait construit une relation étroite entre l’artiste et son personnage, fondée sur la complicité et le jeu. Tatayet, en tant que marionnette, agissait comme un double scénique qui permettait au ventriloque d’explorer registres comiques et émotionnels différents. Ce type de travail, à la croisée du théâtre et de la tradition foraine, a contribué à faire reconnaître la ventriloquie comme une forme d’expression à part entière sur la scène francophone.
Les hommages reçus ont mis en lumière non seulement la carrière de l’artiste, mais aussi l’impact que son personnage a eu sur plusieurs générations de spectateurs. Pour beaucoup, la disparition de Dejeneffe rappelle l’importance des marionnettes et des arts populaires dans le paysage culturel, et réveille l’attention sur les archives et les traces laissées par ces formes artistiques. Des acteurs du monde culturel ont rappelé la qualité technique de son jeu et la singularité de sa présence scénique.
Au-delà de la tristesse suscitée par ce départ, la figure de Michel Dejeneffe laisse un héritage tangible : un répertoire de performances et un personnage qui demeure associé à son nom. La mémoire de Tatayet et celle de son créateur continueront d’alimenter les réflexions sur la préservation et la transmission des arts de la marionnette et de la scène populaire. Le paysage culturel perd une voix singulière, tandis que le public et les professionnels redécouvrent la portée de ce type d’art vivant.




