Karim Khan a été officiellement démis de ses fonctions de procureur général de la Cour pénale internationale pour « faute grave » et « manquement grave aux devoirs de sa charge », à l’issue d’un vote à bulletin secret tenu lors d’une réunion exceptionnelle et à huis clos au siège de l’ONU à New York. Sur 110 États participants, 82 ont approuvé sa révocation, au moins 63 voix étant nécessaires. En poste depuis 2021, Karim Khan est visé par des accusations d’agression sexuelle émanant d’une membre de son équipe, qu’il conteste, estimant ne pas avoir pu se défendre correctement devant l’Assemblée et dénonçant une « pression politique immense » sur la Cour. Pourquoi ses avocats accusent-ils l’Assemblée de la CPI de ne pas avoir respecté les règles ? Alors que le Premier ministre Benyamin Netanyahu a salué cette décision, le mandat d’arrêt émis à son encontre peut-il être remise en cause ?

Avec Stéphanie Maupas, correspondante de RFI à La Haye.
NewsletterRecevez toute l’actualité internationale directement dans votre boite mail
Je m’abonne
Source:
www.rfi.fr




