Les trottinettes et vélos en libre-service doivent progressivement quitter l’espace public bruxellois après un arrêt du Conseil d’État rendu ce mercredi, qui annule les licences des opérateurs concernés. Bruxelles Mobilité a procédé à l’analyse de cette décision administrative et a demandé aux exploitants d’enlever leurs engins. L’objectif annoncé est clair : faire disparaître de la voirie l’ensemble des véhicules issus des services en flotte libre au plus tard le 1er septembre 2026.
La mesure implique que les opérateurs, qui exploitaient sans stationnement fixe une partie des trottinettes et vélos partagés, doivent organiser le retrait de leurs matériels du domaine public. Concrètement, cela signifie la collecte des véhicules sur la voie publique et leur mise hors circulation selon un calendrier fixé par l’autorité régionale. Le texte de la décision judiciaire a entraîné cette réaction administrative visant à rétablir la situation réglementaire antérieure à l’octroi des licences aujourd’hui contestées.
Pour les usagers, la disparition progressive de ces offres modifiera l’offre de mobilité micro-locale dans la capitale. Les trajets courts qui dépendaient de la disponibilité diffuse de trottinettes et vélos partagés devront être couverts par d’autres solutions, qu’il s’agisse des transports publics, du vélo personnel ou d’offres à stationnement fixe. Pour les opérateurs, la nécessité d’organiser le retrait soulève des enjeux logistiques et juridiques, notamment sur la gestion des engins récupérés et la coordination avec l’autorité régionale pour respecter le délai imposé par la décision.
La décision engage désormais la collectivité et les acteurs privés dans une phase d’exécution et de transition. Elle pose aussi des questions plus larges sur la régulation future de la mobilité partagée à Bruxelles : conditions d’exploitation, modes d’octroi de licences et intégration des services au réseau urbain. Dans les prochaines semaines, Bruxelles Mobilité devra préciser les modalités pratiques du retrait et les implications pour les usagers afin d’assurer une gestion ordonnée jusqu’au 1er septembre 2026.




