La cheffe de file du parti d’extrême droite français qui revient de loin, et « retarde une énième fois le couperet judiciaire », observe Le Point, en ressortant « condamnée mais d’une certaine manière victorieuse de son procès pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires européens. » Elle peut juridiquement se présenter à l’élection présidentielle, et s’est d’ailleurs déclarée candidate, cette semaine.
Mais la dirigeante nationaliste a devant elle encore de multiples obstacles, et Jordan Bardella pourrait bien être l’un d’entre eux. C’est en tout cas la question que se pose Marianne : « le poulain de Marine le Pen s’était imposé comme une alternative de plus en plus crédible pour remplacer celle-ci à la présidentielle, en semant pas mal de doutes au passage. Est-ce suffisant pour fragiliser la candidature de la patronne du RN ? » se demande l’hebdomadaire, avant de rappeler que « les événements des derniers mois ont jeté une lumière crue sur les divergences au sein du tandem. » La question des retraites par exemple, celle de l’international et du soutien à l’Ukraine également.
Au-delà des désaccords idéologiques, ce sont les ambitions personnelles de Jordan Bardella qui sèment le trouble au sein du parti, comme le rapporte Le Point, « particulièrement dans l’entourage de Marine Le Pen, qui reste taraudé par une question: le dauphin maintenant sorti de sa boite, acceptera-t-il, sous prétexte de ne plus briguer l’Elysée mais Matignon, d’y rentrer de nouveau sans histoire ? »
Alors Bardella, va-t-il devenir un caillou dans la chaussure de Marine Le Pen ? « Bien sur que Jordan sera un boulet. Son entourage a cru à sa candidature », répond, dans les colonnes du Point, un ancien familier du RN, « qui ne voit pas pourquoi celui qui a failli être candidat rentrerait dans le rang à présent qu’il est rétrogradé au poste de Premier ministre. »
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À la une également, que reste-t-il du rêve américain ?
C’est le Nouvel Obs qui se pose la question dans ses pages, alors que les États-Unis ont fêté le 250e anniversaire de leur indépendance. « Alors que Donald Trump referme les frontières et promeut une ploutocratie, pourquoi le mythe d’un pays où tout est possible continue-t-il de fonctionner ? » s’interroge le journal. L’expression « rêve américain » « évoque à l’origine un ordre social dans lequel chaque homme ou femme peut réaliser ses pleins potentiels peu importe les circonstances de sa naissance », poursuit le Nouvel Obs, en rappelant ensuite que « la déclaration d’indépendance érige la « recherche du bonheur » en droit inaliénable. « Bonheur » et « rêve » sont des notions malléables et élastiques, qui nous parlent. Le rêve américain devient donc ce vêtement à taille unique qui conviendrait à tous, en théorie du moins. En pratique, il a toujours fait des exclus », tels que les femmes et les personnes non blanches, tempère l’hebdomadaire, et la méritocratie n’y fonctionne pas mieux qu’ailleurs. L’inflation augmente, les salaires stagnent, et pourtant le rêve résiste.
Alors pourquoi ? « Précisément parce sa puissance est d’être un rêve », il est par nature invérifiable. Chacun y met sa propre définition de la réussite, et « ceux qui y croient ne risquent pas d’être contredits par les faits », explique le philosophe Gilles Deleuze, cité par le journal. Le Nouvel Obs mentionne également l’universitaire américain Mark Rank, qui y voit « l’opium de son peuple, dont la croyance à toute épreuve réfrène les velléités révolutionnaires. » En effet, et c’est bien pratique, conclut l’hebdomadaire,« pourquoi se rebeller contre un système, alors que nous sommes tous en chemin vers notre rêve personnel ? »
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Le feu mal éteint de la guerre des Malouines
L’équipe de football d’Argentine, victorieuse de la Suisse, s’envole vers une demi-finale de Coupe du monde face à nul autre que l’Angleterre. Et si la rivalité entre les deux équipes est bien connue, c’est aussi parce qu’elle dépasse le seul cadre du football, rappelle l’Express dans ses pages, car les relations tumultueuses entre Londres et Buenos Aires se cristallisent autour d’un petit archipel, d’un peu plus de 3 000 habitants, au large de l’Argentine, celui des Malouines, qui appartient au Royaume-Uni.
Le problème, souligne le journal, c’est que Buenos Aires « estime avoir hérité des ces îles espagnoles au moment de son indépendance, et que la prise de contrôle de l’archipel par l’Angleterre relève d’un acte colonial illégal. » Et au mois d’avril, « la révélation d’un courrier interne au Pentagone a suffit à réveiller l’espoir jamais éteint d’une reconquête des Malouines » par l’Argentine, après la défaite de 1982.« Dans cette note, qui mentionne explicitement les îles, on peut lire que les États-Unis n’excluent pas de revoir leur soutien diplomatique aux possessions impériales européennes », rapporte l’hebdomadaire.
Et cela n’est pas pour déplaire au président argentin, Javier Milei, au contraire. Il se félicite de ces « nouveaux soutiens inédits, car la revendication des Malouines constitue l’axe principal de la diplomatie du pays. » Mais tout n’est pas joué pour Buenos Aires, car « Washington souffle le chaud et le froid », décrypte l’Express. « D’un côté, les États-Unis entendent, malgré tout, préserver leurs relations avec Londres, pour disposer d’une base militaire aux Malouines, et de l’autre ils continuent à tirer parti de l’atlantisme assumé de Javier Milei en lui apportant un soutien financier, ce qui s’appelle jouer sur les deux tableaux. »
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Source:
www.rfi.fr




