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Le Niger dépose une demande de retrait de la Cour pénale internationale

Le Niger, dirigé depuis 2023 par une junte, a officiellement déposé mardi sa demande de retrait de la Cour pénale internationale (CPI), près d’un an après l’avoir annoncée conjointement avec ses alliés maliens et burkinabés.

Source: AFP

23 juin 2026, 22:58

Dans un communiqué transmis mardi à l’AFP, la CPI indique avoir reçu le 18 juin une notification de demande de sortie de l’institution de la part du Niger, dirigé par le général Abdourahamane Tiani.

Le Niger suit ainsi l’exemple du Mali et du Burkina Faso. Ces trois pays sahéliens, dirigés par des juntes autoritaires arrivées au pouvoir par des putschs entre 2020 et 2023, revendiquent une politique souverainiste et ont tourné le dos à l’Occident pour se rapprocher de la Russie. Ils ont formé la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES). En septembre 2025, ils avaient annoncé conjointement leur retrait de la CPI, la qualifiant d’“instrument de répression néo-coloniale aux mains de l’impérialisme”.

Effectif dans un an

La demande du Niger “prendra effet le 18 juin 2027, soit un an après la date de réception de la notification”, conformément aux règlements de la CPI, précise la Cour. Le Niger doit toutefois continuer à honorer ses obligations au sein de la CPI jusqu’à la prise d’effet de son retrait, précise l’institution.

“Bien que l’adhésion à un traité ou le retrait de celui-ci demeure un droit souverain des États en droit international, nous regrettons toute décision de se soustraire à l’effort collectif visant à mettre fin à l’impunité pour les crimes internationaux les plus graves”, ajoute la Cour. La CPI n’a pas évoqué les cas du Mali et du Burkina Faso.

Plusieurs personnalités africaines dans le viseur de la CPI

Fondée en 2002, la Cour pénale internationale a pour mission de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves commis dans le monde lorsque les pays n’ont pas la volonté ou la capacité de le faire eux-mêmes. L’institution comptait jusqu’à présent 125 membres. Les États-Unis et la Russie n’en font pas partie, ni Israël, la Chine ou la Birmanie.

Elle essuie régulièrement des critiques, notamment dans les pays africains où elle est accusée de poursuivre majoritairement des personnalités du continent. Les trois pays de l’AES sont confrontés à des violences meurtrières des groupes jihadistes liés à Al-Qaida et l’État islamique mais leurs armées sont également accusées de crimes contre des civils.

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Source:

www.7sur7.be

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