AccueilSportFavorite de la Coupe du monde 2026, l’Espagne a un problème aux...

Favorite de la Coupe du monde 2026, l’Espagne a un problème aux ailes

Lamine Yamal pas à 100 %, Nico Williams pourrait manquer les seizièmes de finale, Yéremi Pino, gravement blessé… À l’heure d’aborder les matchs à élimination directe, l’Espagne voit son secteur offensif le plus dangereux s’effondrer. Un casse-tête pour Luis De la Fuente, qui envisage même de jouer sans véritables ailiers.

Il y a deux ans, c’était l’image de l’Euro 2024. D’un côté Lamine Yamal, de l’autre Nico Williams. Deux flèches insaisissables qui avaient martyrisé les défenses européennes et porté l’Espagne vers le titre. Au moment d’aborder les matchs couperets de cette Coupe du monde 2026, le décor est tout autre.

L’Espagne s’est certes qualifiée pour les seizièmes de finale en terminant en tête de son groupe, mais laisse un sentiment de trop peu hormis leur large victoire contre l’Arabie Saoudite et surtout avec un problème grandissant : une pénurie dans les ailes.

“Nous commençons à être justes. Si nous devons jouer sans ailiers, nous jouerons sans ailiers. Il faudra proposer d’autres options sur le plan du jeu”, a même reconnu Luis De la Fuente après la courte victoire contre l’Uruguay (1-0 et un seul tir cadré, rentré après uen cagade de Muslera).

Le prodige Yamal revient progressivement d’une blessure à la cuisse gauche qui l’a éloigné des terrains depuis le 22 avril. Après avoir joué une vingtaine de minutes face au Cap-Vert (0-0), le Barcelonais a été aligné 45 minutes contre l’Arabie Saoudite (4-0) et a fait un bien fou à la Roja. Buteur, il a aussi libéré offensivement ses coéquipiers contre un adversaire très faible défensivement.

Mais vendredi contre l’Uruguay (1-0), l’attaquant de bientôt 19 ans a semblé beaucoup plus diminué physiquement. Hormis quelques éclairs, il n’a jamais vraiment réussi, pendant 75 minutes, à faire la différence et à créer du danger dans son couloir droit.

Son match donne l’impression qu’il a encore besoin de monter en puissance pour revenir à 100 %, alors que son remplaçant Yéremi Pino s’est blessé gravement vendredi. Victime d’une fracture au niveau de l’épaule, il pourrait être forfait pour le reste du Mondial, selon le sélectionneur.

Nico Williams dans le doute

L’autre immense inquiétude concerne Nico Williams. L’ailier de l’Athletic Bilbao, déjà freiné cette saison par une pubalgie puis une blessure aux ischiojambiers qui lui avait fait manquer la fin du championnat, n’a toujours pas réellement lancé son Mondial.

Trois minutes lors du premier match, trente contre l’Arabie Saoudite, quatorze faces à l’Uruguay… De la Fuente a soigneusement géré son temps de jeu. Mais vendredi, l’international Espagnol a ressenti une nouvelle gêne musculaire.

“Cela peut être une surcharge, cela peut être de la fatigue”, a expliqué le sélectionneur, qui attend les examens médicaux avant d’en savoir davantage. Sa présence pour les seizièmes de finale paraît aujourd’hui très incertaine.

Le casse-tête pour De la Fuente

Ferran Torres traverse une période compliquée et à encore laisser filer une énorme occasion contre l’Uruguay, un face-à-face qui a fini sur la transversale.

À gauche, Victor Muñoz, tout juste transféré à Liverpool, soigne lui aussi une blessure musculaire depuis plus d’une semaine et s’entraîne encore à l’écart du groupe.

C’est donc Alex Baena qui a occupé le couloir gauche durant cette phase de groupe. Auteur du but victorieux contre l’Uruguay le milieu de terrain arrive à apporté une certaine maîtrise, mais reste moins percutant que Nico Williams.

Une révolution forcée, alors que l’Espagne n’a plus remporté le moindre match à élimination directe en Coupe du monde depuis son sacre en 2010.


Source:

rmcsport.bfmtv.com

Articles similaires

Annonce publicitairespot_imgspot_img