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Cent jours après le début de la guerre au Moyen-Orient et la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz, les marchés ont évité le scénario catastrophe sur le pétrole. Mais derrière cette relative résistance, les économies de la région ralentissent fortement et certaines plongent déjà dans la récession.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement près de 20 % du pétrole mondial, est au cœur du choc économique provoqué par la guerre. Si le baril de Brent est brièvement monté à 120 dollars, il évolue aujourd’hui autour de 100 dollars grâce à la mobilisation des réserves stratégiques et à l’ouverture de routes alternatives par plusieurs producteurs.
Le Golfe ralentit, l’Iran décroche
L’Arabie saoudite voit sa croissance revue à la baisse à 2 % en 2026 contre 3,1 % auparavant. Les Émirats arabes unis ralentissent également, tandis que le Qatar pourrait subir une contraction de plus de 8 % selon le FMI.
Mais c’est l’Iran qui apparaît comme le principal perdant du conflit, avec une récession attendue de 6,1 %, une inflation proche de 70 %, une chute de la monnaie et un effondrement des investissements.
Cent jours après le début de la guerre, aucun pays ne s’est effondré, mais l’ensemble de la région paie déjà une facture économique de plus en plus lourde.
Source:
www.france24.com




