AccueilSantéSanté mentale des étudiants : ces 5 filières universitaires où les taux...

Santé mentale des étudiants : ces 5 filières universitaires où les taux de dépression explosent selon une étude récente

La dépression étudiante progresse depuis le
Covid et, à partir des données 2019-2024 du Healthy Minds Network,
le site Degreechoices a comparé les filières
universitaires pour voir où la hausse des symptômes dépressifs est
la plus forte.

Selon Degreechoices, cinq diplômes concentrent ces progressions
: la médecine, le droit, le travail social,
l’ingénierie et le business/gestion. Les étudiants
en médecine arrivent en tête avec une augmentation relative de 35,3
% de ceux qui se disent en dépression entre 2019 et 2024.

Les 5 diplômes universitaires à risque

Le business/gestion se distingue car il combine hausse de
dépression et popularité : Degreechoices recense 375 400 diplômes
de business sur près de 2 millions en 2021-2022, et une proportion
d’étudiants qui se disaient en dépression passée de 29,5 % en 2019
à 32,6 % en 2024. À Newsweek, la psychothérapeute
Alexandra Cromer décrit ce malaise : « Il n’est malheureusement pas
très surprenant qu’au vu de la situation sociale et économique
actuelle aux États-Unis, les étudiants en business présentent des
taux de dépression parmi les plus élevés. L’économie et le monde
des affaires sont instables depuis un certain temps, donc s’engager
dans un cursus perçu comme très ‘instable’ peut donner à quelqu’un
le sentiment d’être sans espoir et déprimé pour son avenir. Il peut
se sentir comme un échec ».

Pression et économie pour ces filières

Pour ces cursus, la pression académique et l’argent pèsent
lourd. Un porte-parole de Degreechoices le résume dans
Newsweek : « L’université est une étape nécessaire pour
beaucoup, mais cela ne veut pas dire que les études sont faciles
pour tout le monde. Ces données montrent que tous les domaines
d’étude peuvent être éprouvants et générer une tension
émotionnelle, le stress financier restant un facteur commun ».

Pour le business, l’humeur des étudiants dépend de leur
confiance dans l’économie. Le psychothérapeute Nicholas Hardy
l’explique dans Newsweek : « Si quelqu’un pense que
l’économie lui permettra de réussir après le diplôme, il verra son
cursus en business de façon plus positive. S’il a une vision plus
sombre et croit que ses efforts sont vains ou ne donneront pas le
résultat souhaité, des sentiments dépressifs risquent davantage
d’apparaître ». Il rappelle la polyvalence du secteur : « Que vous
soyez bibliothécaire, musicien ou dans l’éducation, le business
sera inévitablement lié. Et les étudiants restent en moyenne flous
sur les détails de leur avenir, donc choisir le business comme
majeure permet d’adopter une approche générale tout en restant
flexible, attractif et compétitif sur le marché actuel ».

Le regard critique de Nicholas
Hardy

Hardy voit là une autre source d’angoisse : « Cela peut
influencer notre bien-être social et émotionnel et générer des
pensées de doute et de peur au moment de se demander ce qui vient
ensuite. À l’inverse, l’enseignement supérieur est
traditionnellement décrit comme résistant au changement, ce qui
souligne encore le besoin de plus d’évolution et d’innovation ».


Source:

www.topsante.com

Articles similaires

Annonce publicitairespot_imgspot_img