La Maison Blanche veut faire des 250 ans des États-Unis une caisse de résonnance religieuse et nationaliste

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Le 4 juillet, les États-Unis fêteront leurs 250 ans et l’administration Trump veut en faire une caisse de résonance nationaliste. La Maison Blanche cherche ouvertement à rapprocher la religion de la politique et des millions de dollars sont venus alimenter le marathon de prière qui s’est tenu dimanche à Washington en présence de plusieurs milliers de fidèles. Prêches, sermons, discours de plusieurs cadres de l’appareil d’État et message vidéo de Donald Trump lisant une prière… Une manière de lier autant que possible le christianisme à l’avenir des États-Unis.

Publié le : 18/05/2026 – 07:37


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Avec notre correspondant à Washington, Vincent Souriau

Il y a ceux qui prient en transe les bras écartés. Il y a les casquettes MAGA qu’on ne voit pas si souvent à Washington et il y a Paul Furth. Sa femme vient de lui acheter un tee-shirt célébrant les 250 ans des États-Unis, 1776-2026.

« En surface, c’est juste un anniversaire. Bon anniversaire aux États-Unis ! Mais le sens profond, c’est que Dieu guide notre nation depuis 250 ans. C’est ça, ce que veut dire mon tee-shirt », lance-t-il.

À chaque fois qu’on lui pose une question, il en appelle à Dieu et il trouve tout à fait normal que Donald Trump et ses ministres en fasse de même à la Maison Blanche.

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« Je ne prêche pas pour Donald Trump, je prêche pour Jésus »

« Je trouve ça formidable qu’un dirigeant se dise : j’ai envie d’avoir quelqu’un près de moi capable d’entendre le cœur de Dieu et soit capable de transmettre la sagesse et la stratégie venue du ciel. Ça peut juste être : « attends, reste tranquille, ne réagis pas ». Je pense que c’est fantastique que ce soit juste là à la Maison Blanche. Et il y aussi les membres de son gouvernement qui sont extrêmement dévoués au Seigneur et qui écoutent ce que Dieu veut faire de leur poste », explique-t-il.

Un bémol tout de même, lorsque Donald Trump publie des photos de lui drapé en Jésus. Ça, Paul Furth ne l’a pas très bien pris. « Ce n’est pas Dieu, ce n’est pas une divinité ! Je ne prêche pas pour Donald Trump, je prêche pour Jésus. Il y a bien sûr certaines choses qu’il poste ou qu’il dit qui sont décevantes. Mais néanmoins, je prie pour lui et je le bénis », assure-t-il. Et s’il y a bien une chose de sacrée, dit-il, c’est la liberté de religion.


Source:

www.rfi.fr

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