Dans un rapport consulté par BFM Business, la Commission des comptes de la Sécu estime le déficit des régimes de base à 23,2 milliards d’euros pour l’année 2026, alors que le gouvernement espère le ramener à 19,4 milliards.
Les prévisions sont sans surprise moroses. Dans un rapport consulté par BFM Business, la Commission des comptes de la Sécu estime le déficit des régimes de base à 23,2 milliards d’euros pour l’année 2026. Il « dépasserait nettement la prévision de la loi de financement de la sécurité sociale » pour cette année, pointent les auteurs, étant donné que le gouvernement espère ramener le déficit en deçà des 20 milliards d’euros – 19,4 milliards très exactement.
Ces prévisions pessimistes tiennent compte de « l’anticipation de moins-values de recettes liées à la dégradation de la conjoncture économique »: -4,5 milliads d’euros essentiellement liés à « l’augmentation des allègements généraux induite par la revalorisation du Smic (au 1er janvier, NDLR). L’estimation plus dégradée que l’objectif visé par les pouvoirs publics s’explique aussi par « la révision dans un sens défavorable de la prévision d’évolution de la masse salariale du secteur privé », peut-on lire.
Et ce, « malgré des dépenses un peu moins élevées », qui ont ubn effet positif de 0,7 milliard d’euros seulement sur le solde, souligne le rapport.
La Cour des comptes appelle à couper encore dans les dépenses
Dans un autre rapport publié mercredi 27 mai, la Cour des comptes a pour sa part suggéré de tailler encore plus dans les dépenses, s’alarmant que le déficit de la Sécu a presque doublé en l’espace de deux ans.
Les Sages de la rue Cambon préconisent alors d’élargir l’application des franchises médicales aux soins dentaires – ce que le gouvernement a tenté, en vain, d’introduire dans la loi lors débats sur le budget de la Sécu pour 2026. Ils recommandent également de réviser à la baisse le nombre de cas d’exemptions de franchises médicales. Les mineurs, les femmes enceintes à partir du sixième mois de grossesse et jusqu’au douzième jour post-accouchement, les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S), de l’aide médicale d’État (AME) ou encore les victimes de terrorisme en sont actuellement exonérés.
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