Le navire de croisière MV Hondius, touché par un foyer d’hantavirus, doit terminer son voyage, lundi 18 mai, au port néerlandais de Rotterdam, l’OMS jugeant que le risque sanitaire est « faible ». Le bateau, qui doit accoster entre 10 h et 12 h avec le reste de son équipage, a suscité l’inquiétude mondiale à l’annonce début mai de l’apparition de ce foyer à son bord.
Cet épisode d’hantavirus, virus rare pour lequel il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique, a fait trois morts et contraint les autorités d’une vingtaine de pays à placer les cas suspects et contact sous surveillance ou quarantaine. Même si, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la contagion humaine nécessite un contact très proche.
« Le risque pour la santé publique a été réévalué à la lumière des informations les plus récentes disponibles, et le risque global reste faible », a réaffirmé l’OMS dans un bulletin d’évaluation publié au cours de la soirée dimanche. Le virus a cependant une période d’incubation de plusieurs semaines, ce qui signifie que d’autres cas parmi les occupants du navire pourraient apparaître à l’avenir, selon l’OMS.
À lire aussiHantavirus : non, le virus présent dans le Jura n’est pas le même que celui détecté sur le MV Hondius
À ce jour, le virus a été confirmé chez sept patients, avec un autre cas probable, selon un décompte de l’AFP établi à partir de sources officielles après la confirmation d’un nouveau cas au Canada dimanche soir.
Quarantaine au port ou isolement à domicile
Plus de 120 passagers ont déjà débarqué aux Canaries le 10 mai, puis été rapatriés dans leur pays ou évacués vers les Pays-Bas, dont le Hondius bat pavillon. Les 27 derniers à bord, 25 membres d’équipage et deux soignants, doivent eux débarquer directement à Rotterdam. Il s’agit de 17 ressortissants philippins, quatre néerlandais, quatre ukrainiens, un russe et un polonais, qui seront placés en quarantaine au port ou s’isoleront à domicile. Tous sont asymptomatiques à ce stade, selon le croisiériste Oceanwide Expeditions. Le corps d’une Allemande décédée pendant le voyage est également toujours sur le bateau.

« Bien que d’autres cas puissent encore survenir parmi les passagers et les membres d’équipage exposés avant la mise en place des mesures de confinement, le risque de transmission ultérieure devrait être réduit après le débarquement et la mise en œuvre des mesures de contrôle », a déclaré l’OMS.
À lire aussi« Des raisons de ne pas être trop inquiet » : ce que l’on sait sur l’hantavirus Andes
Une Française de 65 ans, qui avait présenté des symptômes pendant son vol de rapatriement, a été hospitalisée dans un état critique à Paris, sa contamination au hantavirus étant avérée. Deux autres personnes, de nationalité néerlandaise et britannique, ont été évacuées en urgence aux Pays-Bas pour y être hospitalisées. Elles sont dans un état stable, la seconde ayant pu retourner chez elle pour s’isoler, selon les autorités néerlandaises.
Avec AFP
Source:
www.france24.com




