AccueilÉconomieDe l’Albanie aux Émirats, l’intelligence artificielle entre au cœur de l’État

De l’Albanie aux Émirats, l’intelligence artificielle entre au cœur de l’État

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La Cour constitutionnelle albanaise doit se prononcer sur la légalité de la nomination de Diella, Première ministre virtuelle au monde. Derrière ce cas spectaculaire, une tendance de fond se dessine : partout, les États intègrent l’intelligence artificielle dans leurs administrations, avec des promesses d’efficacité, mais aussi des interrogations.

La Cour constitutionnelle d’Albanie doit se prononcer sur un cas inédit : celui de Diella, présentée comme la Première ministre virtuelle au monde. Nommée en septembre dernier, cette intelligence artificielle a officiellement pour portefeuille l’IA, avec pour mission d’accélérer la numérisation de l’État et d’améliorer l’accès aux services publics. Mais elle a surtout été présentée par le Premier ministre Edi Rama comme un outil de lutte contre la corruption dans les marchés publics.

Avant sa promotion, Diella était une simple assistante administrative : elle aurait eu près d’un million d’interactions et permis de délivrer plus de 36 000 documents administratifs. L’affaire pose une question qui dépasse largement les frontières albanaises : jusqu’où l’IA peut-elle entrer dans le fonctionnement de l’État ?

Une administration de plus en plus automatisée

Aux États-Unis, les agences fédérales ont recensé plus de 3 600 cas d’usage de l’IA en 2025, contre environ 1 700 l’année précédente. Selon l’OCDE, 67 % des pays membres utilisent déjà l’intelligence artificielle pour améliorer la conception ou la fourniture des services publics.

En France, l’outil Albert aide déjà certains agents publics à mieux répondre aux demandes des usagers. Aux Émirats arabes unis, le gouvernement veut aller plus loin encore : transformer 50 % des secteurs, services et opérations de l’État grâce à l’IA agentique d’ici deux ans.

Mais plus l’IA entre dans les marchés publics, la fiscalité, la police, la justice ou la défense, plus une question devient centrale : qui décide vraiment, l’administration ou l’algorithme ?


Source:

www.france24.com

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