Qu’est-ce qui change exactement ?
Le 1er janvier 2026, les nouvelles règles sont entrées en vigueur pour les titres personnels souscrits à compter de cette date. La nouvelle loi modernise et offre aux consommateurs une protection supplémentaire à travers la figure de la « caution à la consommation ». Par exemple, le prêteur doit bien informer au préalable le consommateur sur les risques de la garantie, il existe une obligation annuelle d’information sur la situation du garant, une obligation d’information en cas de défaut du débiteur principal et un juge peut réduire le montant garanti en cas de disproportion apparente par rapport aux moyens et revenus du consommateur. De plus, un montant maximum doit être déterminé et les frais et intérêts doivent être limités à un maximum de 50 % du montant principal. Enfin, une caution à durée indéterminée peut être résiliée par le garant sous réserve d’un préavis raisonnable (sauf accord des parties sur un délai plus court, la loi prévoit en standard 45 jours).
Administrateurs/actionnaires : généralement pas des consommateurs
Selon la loi, un consommateur est « toute personne physique qui agit à des fins qui ne relèvent pas de son activité commerciale, commerciale, artisanale ou libérale ». La sûreté personnelle d’un dirigeant sur une dette de sa société n’est donc pas un acte extérieur à son activité professionnelle, de sorte que le dirigeant ne peut en principe bénéficier des règles en matière de protection des consommateurs.
Si le débiteur principal est une personne morale, la protection du consommateur garant ne s’applique pas non plus au garant (par exemple un directeur, un actionnaire principal, un fondateur, etc.) s’il peut exercer une influence substantielle sur la prise de décision de cette personne morale. S’il existe un contrôle au sens du Code des sociétés et des associations (c’est-à-dire le pouvoir d’exercer une influence décisive sur la nomination des administrateurs ou l’orientation de la politique), il y a influence substantielle. En conséquence, les conducteurs de facto ne peuvent pas bénéficier de la protection supplémentaire.
Bonne nouvelle pour les partenaires et concubins
Toutefois, le concubin d’un actionnaire ou d’un dirigeant peut se prévaloir des règles de protection du garant consommateur. Le simple fait qu’il existe une relation matrimoniale ou une autre forme de cohabitation entre l’administrateur/actionnaire et le garant ne prive pas en soi la protection. Aussi, le fait que l’associé exerce des tâches administratives ou comptables pour la société ne signifie pas nécessairement qu’il puisse exercer une influence substantielle. Il s’agit d’une évolution importante : votre partenaire bénéficie effectivement d’une protection supplémentaire, même s’il joue un rôle actif au sein de l’entreprise.
Points à retenir et considérations clés :
Les nouvelles réglementations impliquent des démarcations et des obligations complexes, ce qui rend cruciale la qualification correcte des cautions. Pour éviter les risques de conséquences juridiques ou financières, il est conseillé de faire évaluer au préalable chaque caution par des conseillers juridiques qui en connaissent les nuances.
Source:
legalnews.be




