S’exprimant mardi à cinquième session de l’Instance permanente des Nations Unies sur les personnes d’ascendance africaineil a salué les progrès réalisés en matière de justice raciale et d’égalité au cours des dernières décennies.
Il s’agit notamment de l’adoption de lois anti-discrimination, de la création d’institutions indépendantes de défense des droits de l’homme et de l’égalité et de mesures visant à obtenir des réparations.
Toutefois, la situation des personnes d’ascendance africaine dans le monde demeure inégal et fragiledit-il, et dans certains cas les progrès sont même repoussés.
Les « réalités quotidiennes » de la pauvreté, du racisme et des préjugés liés à l’IA
Le chef des droits de l’ONU a souligné la discrimination quotidienne dans un large éventail de situations, du lieu de travail aux hôpitaux, en passant par les salles de classe et les rencontres avec les forces de l’ordre.
Les taux de pauvreté dans toutes les régions, a-t-il noté, sont systématiquement plus élevés parmi les personnes d’ascendance africaine.en particulier pour les femmes, les jeunes et ceux déjà touchés par d’autres formes de discrimination.
« Le racisme et les discours déshumanisants sont toujours omniprésents dans nos institutions publiques, nos communautés et nos plateformes en ligne », a-t-il déclaré, ajoutant que « les technologies numériques, y compris l’IA, sont reproduire et amplifier les biais existants contre les personnes d’ascendance africaine.
Ces réalités quotidiennes sont, a déclaré M. Türk, « l’héritage direct du colonialisme et de l’esclavage ».
Étapes vers la justice raciale et l’égalité
Il a présenté trois demandes clés adressées aux États membres à l’avenir :
- Les lois, politiques et pratiques antiracistes susceptibles de jeter les bases de sociétés plus sûres, plus justes et plus inclusives devraient être adopté et appliqué
- Les jeunes d’ascendance africaine et les membres de la société civile devraient être inclus à tous les niveaux de prise de décision
- Une dynamique vers une justice réparatrice devrait être maintenu
Sur ce dernier point, M. Türk s’est félicité de la décision de l’Assemblée générale du 25 mars résolution la déclaration de la traite transatlantique des esclaves comme le crime contre l’humanité le plus grave et la décision de certains gouvernements et institutions de présenter des excuses et de restituer des objets.
Dans le même temps, a-t-il averti, « les efforts visant à faire progresser la justice réparatrice se heurtent à des résistances dans certains milieux. Nous devons donc nous assurer que le plaidoyer autour de cette justice est créatif et fermement ancré dans les droits de l’homme ».
Aller de l’avant
La session du forum de cette année est présentée comme une opportunité de faire progresser les droits humains de la diaspora africaine.
Des panels et des discussions examineront la justice réparatrice à travers le retour des objets culturels ; la situation des droits humains des jeunes d’ascendance africaine ; et les implications de Déclaration et programme d’action de Durbanqui reste le cadre mondial le plus complet pour lutter contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée, 25 ans après son adoption.
Source:
news.un.org






