Le projet de chemin de fer électrique en Afrique de l’Est et centrale pourrait changer la région

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Certains projets semblent plus grands que l’acier, le béton et les documents de planification. C’est l’un d’entre eux.

Source : Rationaliser

Selon travelnews.africa, fin mars, les ministres des transports de Tanzanie, du Burundi et de la République démocratique du Congo se sont réunis à Kinshasa pour avancer dans la construction d’un chemin de fer électrifié à écartement standard qui devrait renforcer le commerce et la connectivité régionale à travers l’Afrique de l’Est et l’Afrique centrale. Pour une région où la distance peut entraîner des retards, des coûts et de la frustration, c’est important.

Et cela compte bien au-delà du fret.

Un chemin de fer au poids régional

La réunion de Kinshasa était présidée par le vice-Premier ministre et ministre des Transports de la RDC, Jean Pierre Bemba Gombo. Les responsables des trois pays, aux côtés des acteurs régionaux du transport, ont examiné les progrès réalisés en matière de faisabilité et les travaux d’ingénierie préliminaires de la ligne prévue.

Au centre des discussions se trouvait le tronçon reliant Gitega, Bujumbura, Uvira et Kindu, le corridor plus large étant également relié au côté tanzanien via Uvinza et Musongati. En termes simples, il ne s’agit pas d’un petit travail ferroviaire national. Il s’agit d’un lien transfrontalier susceptible de remodeler les déplacements dans une grande partie de la région.

C’est ce qui le rend si frappant.

Pendant des années, les conversations autour des corridors commerciaux africains ont souvent semblé techniques et distantes, pleines de documents stratégiques et de discours de sommet. Mais si l’on fait abstraction de tout cela, l’idée ici est facile à comprendre : déplacer les marchandises plus rapidement, déplacer les personnes plus facilement et relier les économies intérieures à la côte avec moins de frictions.

Pourquoi Dar es Salaam est au centre de l’histoire

L’une des principales raisons pour lesquelles ce projet suscite autant d’attention est sa connexion au port de Dar es Salaam. Pour les pays situés plus à l’intérieur des terres, l’accès à une porte maritime majeure peut influencer le prix des marchandises, la vitesse des chaînes d’approvisionnement et la viabilité des investissements à long terme.

C’est pourquoi on parle de ce chemin de fer comme étant plus qu’une simple ligne de transport. Il est présenté comme un corridor économique.

Pour le Burundi et l’est de la RDC en particulier, des liaisons ferroviaires plus solides pourraient réduire la dépendance à l’égard de déplacements routiers plus lents et plus coûteux sur de longues distances. Pour la Tanzanie, cela renforce le rôle de Dar es Salaam en tant que point d’entrée et de sortie clé pour le commerce régional. Pour l’espace de voyage plus large de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique centrale, cela laisse également entrevoir autre chose : un avenir où les déplacements terrestres deviendront plus connectés, plus prévisibles et potentiellement plus attrayants.

Pas seulement pour le fret

Le fret fait généralement la une des journaux autour des mégaprojets ferroviaires, mais le transport des passagers est la partie la plus calme de cette histoire et peut-être l’une des plus intéressantes.

Si la ligne se développe comme prévu, le projet pourrait également créer de futures opportunités pour les liaisons ferroviaires voyageurs dans certaines parties de la région. Cela ouvre des possibilités à long terme pour les voyages d’affaires, la mobilité intérieure, le tourisme régional et les voyages multi-pays qui sont actuellement bien plus fastidieux qu’ils ne devraient l’être.

Pour les voyageurs, en particulier ceux qui souhaitent découvrir l’Afrique de manière plus lente et plus concrète, c’est la partie qui mérite d’être regardée.

Une bonne ligne ferroviaire fait plus que déplacer les gens. Cela change les cartes mentales. Des endroits qui semblaient autrefois éloignés commencent à se sentir accessibles. Les passages frontaliers ressemblent moins à des barrières qu’à des liens.

L’angle plus vert est difficile à ignorer

Il y a une autre raison pour laquelle ce projet se démarque : il est électrifié.

À une époque où les débats sur les transports à travers le monde sont de plus en plus liés aux émissions, à l’efficacité et à la durabilité à long terme, un chemin de fer électrique confère à ce corridor une identité plus tournée vers l’avenir. Cela suggère que la région essaie non seulement de construire des infrastructures plus grandes, mais également des infrastructures plus intelligentes.

Cela trouvera un écho auprès des gouvernements et de l’industrie. Cela confère également au projet une touche de modernité qui s’inscrit dans une transition mondiale vers une dépendance accrue au transport routier et au transport aérien sur de courtes distances, où le rail peut faire le travail plus efficacement.

Pourquoi les gens sont attentifs

Une partie du buzz autour de ce projet vient de son ampleur. Cela vient en partie du timing. L’Afrique de l’Est et l’Afrique centrale se trouvent déjà dans une période où les infrastructures, les routes commerciales et les alliances régionales font l’objet d’une attention accrue. Ainsi, lorsque trois pays s’engagent publiquement en faveur d’un corridor ferroviaire électrique, les gens le remarquent.

Le débat public plus large sur la mobilité africaine s’oriente de plus en plus vers des transports plus propres, des liens régionaux plus solides et des infrastructures pratiques qui servent les économies quotidiennes, et pas seulement les visions politiques des élites. Ce chemin de fer se trouve juste dans cet espace.

C’est ambitieux, oui. Mais cela semble également ancré dans un besoin réel.

Que se passe-t-il ensuite

Les pays concernés ont soutenu la poursuite de la coopération et l’achèvement des travaux techniques restants. Cela peut paraître procédural, mais c’est une étape significative. Les grands projets ne passent pas de la vision à la réalité en un seul instant dramatique. Ils passent par les approbations, les études, la coordination et la volonté politique.

Cette dernière réunion a montré que la volonté politique est toujours là.

Et c’est pourquoi cette histoire ferroviaire mérite notre attention maintenant, et non dans quelques années, lorsque les premières voies seront déjà en place. Car s’il réussit, il ne se contentera pas de relier des points sur une carte. Cela pourrait contribuer à remodeler la manière dont toute une région envisage le commerce, l’accès et les déplacements dans les décennies à venir.

Source : travelnews.africa

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Source:

www.getaway.co.za

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