Qui est soumis à la nouvelle taxe ?
Le nouvel impôt sur les plus-values s’applique aux personnes physiques (via l’impôt sur le revenu des personnes physiques) et aux personnes morales soumises à l’impôt sur les personnes morales (telles que les organisations à but non lucratif et les fondations privées). Sont exclues les entités qui peuvent recevoir des dons déductibles d’impôt et délivrer des certificats à cet effet.
Quelles transactions sont taxées ?
L’impôt s’applique aux plus-values sur actifs financiers transférées à titre onéreux à partir du 1er janvier 2026, hors cadre professionnel. En cas de partage de biens (usufruit/nue-propriété), la plus-value est imposée par le nu-propriétaire.
Quels actifs sont couverts par le nouveau régime ?
La législation distingue quatre catégories :
Instruments financiers (actions, obligations, ETF, produits dérivés, quotas d’émission…)
Certains contrats d’assurance (branches 21, 23 et 26, à condition de non imposables ailleurs)
Cryptoactive
Monnaie, or d’investissement et pièces de monnaie numériques de la banque centrale
Les assurances collectives, les caisses de pension (deuxième pilier) et le troisième pilier de pension sont exonérés.
Qu’est-ce qui constitue un « transfert à titre onéreux » ?
Il doit s’agir d’une plus-value résultant d’une cession à titre onéreux, hors du cadre professionnel. Le « cédant » doit donc obtenir un prix.
Les donations, les héritages et certaines transactions familiales (telles que les cotisations lors du mariage) ne relèvent pas du champ d’application.
Si le donataire ou l’héritier devait ultérieurement disposer des actions, la valeur d’acquisition initiale du donateur ou du testateur initial doit être prise en compte dans le calcul de l’impôt sur les plus-values.
En d’autres termes : l’impôt sur les plus-values s’applique aux investissements que vous détenez dans votre patrimoine privé. Toutefois, la spéculation et la gestion anormale continuent de relever de l’autre régime (voir ci-dessous).
Et si vous déménagiez à l’étranger ?
Lorsque la résidence fiscale déménage à l’étranger, une obligation de déclaration de deux ans est requise pour fournir des informations sur les actifs financiers et les éventuelles plus-values réalisées. Avec cette mesure, également connue sous le nom d’« exit tax », le gouvernement belge vise à empêcher les contribuables de s’établir stratégiquement hors de Belgique pour éviter l’application de l’impôt sur les plus-values.
Trois catégories de plus-values imposables, chacune avec ses propres pourcentages
Valeurs ajoutées internes
Pour les transferts au sein de structures qui sont directement ou indirectement sous le contrôle du contribuable, qu’il soit ou non accompagné de sa famille jusqu’au deuxième degré inclus, le taux distinct de 33% sera toujours appliqué. Les plus-values historiques sont exonérées.
La participation importante (> 20% des actions détenues)
Un contribuable ayant un intérêt substantiel bénéficie d’un régime spécial. Un intérêt substantiel existe lorsque vous possédez au moins 20 % (vu individuellement) des actions transférées au moment du transfert.
Chaque contribuable bénéficie d’une exonération pouvant aller jusqu’à 1 million d’euros de plus-value, utilisable une seule fois par période de cinq ans. Si vous utilisez la totalité du montant exonéré la première année, vous ne pourrez pas demander une nouvelle exonération au cours des quatre années suivantes.
Les taux progressifs suivants s’appliquent à toutes les plus-values supérieures à ce montant :
Source:
legalnews.be




