"Je le compare à Granit Xhaka": comment le Stade rennais se prépare à faire sans l'indispensable Rongier, suspendu à Strasbourg

Sport"Je le compare à Granit Xhaka": comment le Stade rennais se prépare à faire sans l'indispensable Rongier, suspendu à Strasbourg

Revenu dans les places européennes grâce à sa victoire le week-end dernier face à Angers (2-1), le Stade Rennais, 6ème, se déplace à Strasbourg dimanche (17h15). L’ambition est assumée à cinq journées de la fin : aller chercher encore plus haut au classement. Mais les Bretons auront un sérieux handicap à la Meinau. Ils devront jouer sans leur capitaine Valentin Rongier. Le milieu de terrain est suspendu et le remplacer ne sera pas simple tant son importance pour l’équipe est énorme.

Un seul être vous manque… et tout le monde s’inquiète. « On va essayer de montrer à Val qu’on peut gagner sans lui », sourit Breel Embolo. Rennes va jouer ce dimanche son 33ème match de la saison. Ce sera le 4ème sans son capitaine au coup d’envoi et le bilan sans Valentin Rongier sur le terrain est sans équivoque. Zéro victoire, zéro but marqué, neuf buts encaissés.

Dans le détail, Rennes a fait match nul face à Lens (0-0), perdu à Monaco (4-0 ) et a été éliminé sèchement à Marseille en Coupe de France (3-0). A cela, on peut rajouter le derby aller face à Nantes. Sorti blessé à la mi-temps alors que les Rennais menaient 0-2, l’ancien Canari a vu depuis le banc son équipe se faire rejoindre en 2ème période et concéder le nul 2-2. De quoi parler de Rongier-dépendance? « Je connais ces stats et évidemment qu’elles disent quelque-chose », réagit Franck Haise. « On ne va pas se cacher », poursuit Embolo. « Valentin est un très grand joueur. Il fait une grande saison et il est très important dans notre système. Si j’étais joueur de Strasbourg, je serais content que Val ne soit pas là. On va essayer de tout faire pour combler son absence. C’est un challenge pour l’équipe. »

Le garant de la mentalité, du rythme et de l’équilibre de l’équipe

« Valentin, c’est lui qui gère notre rythme », analyse l’attaquant international suisse. « Je le compare à Granit Xhaka. Ce sont des mecs qui sont très chiants à jouer. Moi, en tant qu’attaquant, j’essaie d’analyser ce qu’il fait. Il bouge vraiment bien dans les zones qu’il faut. Il se cache derrière l’attaquant pour aider le gardien et les défenseurs à sortir la balle. Il est aussi très présent offensivement et il a la bonne mentalité ».

L’entraîneur rennais Franck Haise développe : « De par son expérience, sa compréhension du jeu et de son poste, il sait quand il faut faire une passe de plus. Il sent les moments où il faut plutôt verticaliser et les autres où il faut replacer tout le monde et se restructurer sur le terrain. Il est très important pour notre équilibre général c’est certain ». Les Rennais devront pourtant faire sans. Avec quelles solutions de rechange ? « Il y a différentes possibilités sur les joueurs ou sur un changement de système » répond Franck Haise. La tendance semble aller vers la titularisation au même poste du polonais Szymanski dans le 4-4-2 mis en place avec succès depuis deux matchs. « Avec sa sélection, il joue comme çà dans un double pivot » pointe Haise mais le coach rennais sait que quelque-soit la formule choisie pour remplacer Rongier, l’équipe rennaise devra surtout se montrer encore plus solidaire.

La défiance balayée en quelques matchs, il fait l’unanimité

Arrivé au club en juillet dernier en provenance de l’OM, Valentin Rongier n’aura pas mis longtemps à se rendre indispensable au Stade Rennais et la colère de certains supporteurs lors de sa signature envers l’ancien nantais, formé à la Jonelière et capitaine du club ennemi, semble loin. Lors de son premier match de la saison face à Marseille au Roazhon Park, Rongier avait été accueilli par cette banderole du Roazhon Celtic Kop : « Faire une Rongier : jeter son honneur au caniveau, perdre toute crédibilité et respect pour sa propre personne ». L’ancien Nantais avoue que ce message lui « a fait mal au coeur » mais qu’il « s’y attendait et s’y était préparé », assumant pleinement « son choix de vie et de carrière à 30 ans. « Je savais le boulot qui m’attendait. Je sais que ce qui compte, ce n’est pas ce qu’on dit mais ce que tu fais sur le terrain et ce que tu donnes. Être irréprochable. Si un joueur se donne à fond alors tu es forcé de l’accepter ».

En quelques semaines, l’hostilité a été balayée. Rongier fait l’unanimité et tente de porter haut par ses performances et son leadership le club rennais vers un retour en Coupe d’Europe. Les supporters devront attendre le week-end prochain pour le revoir. Ce sera au Roazhon Park pour… le derby retour face à Nantes.


Source:

rmcsport.bfmtv.com

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