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Après 60 ans, ce régime alimentaire pourrait raccourcir l’espérance de vie : l’alerte d’un docteur nutritionniste

Dans l’Hexagone, l’Assurance maladie rappelle que
17 % des Français souffrent d’obésité, avec 17,4 % chez les femmes
contre 16,7 % chez les hommes. Dans ce contexte, vous êtes de plus
en plus nombreux à vous lancer dans le défi du régime. Cétogène,
jeûne intermittent, pilule magique, vinaigre de cidre… Les
propositions de régimes ou de solutions miracles sont aujourd’hui
multiples et circulent surtout sur les réseaux sociaux, où TikTok
et Instagram font figure de leaders.

Le plus compliqué reste de
trouver celui qui vous convient, celui que vous pourrez tenir sur
la durée, sans frustration, et surtout celui qui vous permettra
d’obtenir les résultats souhaités. Par envie de maigrir vite, on
est prêt à tester tout et n’importe quoi pour voir des résultats,
quitte à se mettre en danger.

Pour vous aider, le docteur en
nutrition Jean-Michel Cohen décrypte notamment l’un de ces régimes
« miracles » dans son nouveau livre Savoir maigrir, enfin ! (éd. First), qui serait en
réalité très néfaste pour la santé : le régime OMAD, qui consiste à
ne manger qu’une seule fois par jour.

Qu’est-ce que ce régime, par définition ?

« Le principe est simple :
vous avez une fenêtre unique d’une heure par jour pour manger
», explique le médecin. Vous faites donc un jeûne prolongé
d’environ 23 heures, suivi d’un repas unique consommé sur une plage
horaire courte, souvent entre 30 minutes et 2 heures. Durant la
phase sans alimentation, seules les boissons non caloriques sont
autorisées : eau, thé, café sans sucre. Ce modèle s’inscrit dans la
famille du jeûne intermittent, mais avec une contrainte nettement
plus stricte.

Fonctionne-t-il et quel impact sur la santé ?

« Il n’y a pas d’avantage
démontré par rapport au jeûne 16/8 et on remarque même un signal de
risque », explique le médecin. En effet, la liste est longue :
hypoglycémie, pics glycémiques postprandiaux, troubles digestifs,
et ce régime est « inadapté à l’activité physique ou encore aux
traitements hypoglycémiants », prévient Jean-Michel Cohen. Ce
régime a été associé à une augmentation de la mortalité. Il est à
éviter comme stratégie standard, d’après l’expert.

Cette réduction des apports peut
conduire à une perte de poids, notamment au
début. Toutefois, cette perte ne concerne pas uniquement la masse
grasse. La perte de poids peut inclure une diminution de la masse
musculaire, un ralentissement du métabolisme ou encore une
augmentation du risque de fatigue. « Son unique avantage est en
fait sa simplicité théorique, mais c’est un régime en réalité
difficile à mettre en place et surtout à tenir sur le long terme
», conclut-il.

Un
facteur de risque pour les seniors

Chez les personnes âgées, le
métabolisme est souvent ralenti et les réserves musculaires sont
moins importantes ce qui modifie la tolérance à ce type de rythme
alimentaire.

En effet, passé 60 ans, les
besoins nutritionnels changent : le corps nécessite moins de
calories, mais les apports en protéines, vitamines et minéraux
restent élevés, voire augmentent dans certains cas. Il leur faut en
effet des apports protéiques suffisants pour préserver les muscles,
des apports en calcium et en vitamine D pour la santé osseuse, des
apports en fibres pour le transit et
surtout une hydratation régulière sur la journée. Ainsi, ce type de
régime peut compliquer l’apport de tous ces nutriments, surtout en
une seule prise alimentaire.

Quel compromis ?

Les personnes qui se tournent
vers ce type de régime, que l’on peut considérer comme drastique,
sont souvent à la recherche de résultats plus rapides que l’éclair,
quitte à mettre leur santé en danger. Mais « ce régime est
déconseillé », rappelle le docteur en nutrition.

Si vous voulez des résultats
visibles rapidement, mieux vaut trouver un régime adapté à vos
besoins, que vous pourrez tenir sur le long terme, sans vous mettre
en danger. Ne craquez pas pour ces méthodes « miracles » « qui
fonctionnent sur le fantasme, le désir et la peur. Il y a le
fantasme de maigrir vite et d’obtenir un résultat à coup sûr. Il y
a le désir de souffrir le moins possible au cours d’un régime. Il y
a la peur de ne pas réussir ou encore l’envie de maigrir sans faire
de régime. » Le plus important, ça reste de choisir un
régime qui fonctionnera pour
vous, celui pour lequel vous serez motivé, celui que vous choisirez
en comprenant les raisons de son fonctionnement et la façon de le
construire, conclut le médecin.


Source:

www.topsante.com

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