En attendant, le Conseil de l’Europe nomme un Représentant spécial du Secrétaire Général sur l’antisémitisme, la haine anti-musulmane et toutes les formes d’intolérance religieuse
15 mois après la fin du mandat du dernier envoyé spécial de l’UE sur le FORB et 20 mois après les dernières élections du Parlement européen (juin 2024), Ursula von der Leyen n’a toujours pas pourvu le poste vacant malgré une impatience croissante au sein de l’Union européenne et dans les pays hors UE où croyants de toutes confessions et non-croyants sont persécutés. Cette question reste évidemment non prioritaire pour Ursula von der Leyen.
Elle reste également sourde aux appels des membres du Parlement européen, des hommes politiques de toute l’Europe, de la COMECE, de Humanists International, des universitaires, des défenseurs de la liberté de religion ou de conviction, des organisations de la société civile et des victimes des violations du FORB dans le monde entier.
De plus, il y avait pas d’appel public à candidature et par conséquent, toute nomination ne respectera pas l’un des principes démocratiques les plus fondamentaux que les citoyens de l’UE peuvent attendre d’une institution européenne : transparence.
Dans Chine, Cuba, Égypte, Inde, Iran, Nigeria, Pakistan, Russie, Somalie, Sri Lanka, Turquie, Vietnam… les croyants de toutes confessions et les non-croyants ont un besoin urgent d’actions concrètes de la part d’un envoyé spécial de l’UE pour la liberté de religion ou de conviction et attendent désespérément une fumée blanche venant de Bruxelles.
Depuis la fin du mandat complet du tout premier envoyé spécial de l’UE, Jan Figelle 30 novembre 2019, la Commission européenne n’a nommé que deux envoyés spéciaux pour de courtes périodes : Christos Stylianides (Chypre), parti après 4 mois, et Baron Frans van Daele (Belgique) depuis 2 ans.
Le Conseil de l’Europe (CoE) a récemment nommé un Représentant spécial grec contre toutes les formes d’intolérance religieuse. Un certain nombre d’États membres de l’UE ont suivi la même voie.
Au cours des 6 dernières années et 3 mois, la Commission européenne a échoué de façon dramatique et délibérée à nommer un envoyé spécial de l’UE pour le FORB.
Le Conseil de l’Europe a nommé un représentant spécial sur l’antisémitisme, la haine anti-musulmane et toutes les formes d’intolérance religieuse
Le 1er décembre 2025, Irene Kitsou-Milonas (Grèce) a été nommée Représentante spéciale du Secrétaire général sur l’antisémitisme, la haine anti-musulmane et toutes les formes d’intolérance religieuse, prenant ainsi ses fonctions.
« Je suis heureux de voir Irène Kitsou-Milonas commencer son mandat en tant que Représentante spéciale sur l’antisémitisme, la haine anti-musulmane et toutes les formes d’intolérance religieuse », a déclaré Secrétaire Général Alain Berset. « Du Moyen-Orient à nos propres sociétés, ces forces de haine affaiblissent la démocratie et divisent les communautés.
La lutte contre l’antisémitisme, la haine anti-musulmane et toutes les formes d’intolérance religieuse est l’une des priorités des 46 membres du Conseil de l’Europe, la principale organisation du continent pour la protection des droits de l’homme, de la démocratie et de l’État de droit. Selon Alain Berset, « ce travail est fondamental pour sauvegarder le projet de paix incarné par le Conseil de l’Europe, tel qu’envisagé par ses pères fondateurs au lendemain de la Seconde Guerre mondiale ».
Irène Kitsou-Milonas était auparavant Directrice adjointe au Cabinet du Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, en charge du portefeuille de la lutte contre l’antisémitisme, la haine anti-musulmans et toutes les formes d’intolérance religieuse depuis 2017. Depuis 2022, elle a coordonné le lancement du dialogue interreligieux entre chefs religieux du Conseil de l’Europe.
Dans le cadre de son engagement universitaire, elle a dirigé des séminaires sur le droit constitutionnel et international des droits de l’homme dans des universités européennes et est l’auteur de publications sur la jurisprudence de la CEDH, en mettant l’accent sur la liberté d’expression et la liberté de religion ou de conviction.
Irène Kitsou-Milonas est une personne expérimentée avec des années de pratique en matière de questions religieuses. L’UE devrait suivre l’exemple du Conseil de l’Europe lors de sa prochaine nomination et ne pas se laisser tenter par une nomination « facile » et purement politique.
Plusieurs États européens ont également nommé leur propre Envoyé spécial sur le FORB
Un certain nombre de pays de l’UE ont nommé leur propre envoyé spécial pour le FORB parce qu’ils sont profondément préoccupés par les persécutions religieuses dans le monde.
Voici une liste d’Envoyés Spéciaux qui ne prétend pas être exhaustive :
AUTRICHE : Ambassadeur Alexander Rieger
Ambassadeur à Jakarta (décembre 2025)
Chef du groupe de travail pour le dialogue interculturel et interreligieux (MFA, Vienne)
RÉPUBLIQUE TCHÈQUE : Ambassadeur Robert Rehak
Envoyé spécial pour l’Holocauste, le dialogue interreligieux et la liberté de religion (République tchèque) – Envoyé spécial pour les questions liées à l’Holocauste, la lutte contre l’antisémitisme et la liberté de religion ou de conviction au ministère des Affaires étrangères de la République tchèque
DANEMARK : Ambassadrice Nathalia Feinberg
Représentant spécial pour la liberté de religion ou de conviction et la protection des minorités religieuses ou de conviction
HONGRIE : Márk Aurél Érszegi
Conseiller spécial pour la religion et la diplomatie (ministère des Affaires étrangères et du Commerce)
Tristan Azbéj
Secrétaire d’État, chef du Bureau d’aide aux chrétiens persécutés (MAE de Budapest)
ITALIE : Davide Dionisi
Envoyé spécial pour la promotion de la liberté de religion et la protection des minorités religieuses dans le monde, en particulier les minorités chrétiennes (MFA)
PAYS-BAS : Ambassadeur Paulus Beckers
Envoyé spécial pour la liberté de religion ou de conviction
Ancien ambassadeur, à la Mission permanente du Royaume des Pays-Bas auprès de l’ONU, de l’OMC et d’autres organisations internationales à Genève
NORVÈGE: Fernanda San Martin Carrasco
Directeur du Groupe international de parlementaires pour la liberté de religion ou de conviction (IPPFoRB)
ROYAUME-UNI : David Smith
Député britannique pour North Northumberland (Parti travailliste)
Source:
europeantimes.news




