Lyon, envoyé spécial.
« Excusez-moi d’être méfiant, mais avez-vous une preuve d’appartenir à l’Humanité ? » Depuis le jeudi 12 février et la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, en marge d’une action des fémonationalistes de Némésis contre la venue de l’eurodéputée Rima Hassan, les étudiants de l’Institut d’études politiques (IEP) de Lyon redoublent de vigilance. « Un groupe Signal (une messagerie cryptée, NDLR) s’est fait pirater et des personnes ont tendu des guets-apens », confie l’un d’entre eux.
Dans la capitale des Gaules, la tension reste palpable. Les appels à la vengeance fleurissent sur les murs du Vieux-Lyon, quartier du 5e arrondissement où les groupes d’extrême droite radicale se sont installés depuis une quinzaine d’années. Plus loin, au cœur de la réputée progressiste colline de la Croix-Rousse, la mosquée Koba a été taguée dans le week-end, pour la quatrième fois en deux ans, quelques jours seulement avant le début du ramadan. « La vigilance est de mise, des consignes sont données aux camarades, comme d’aller aux rassemblements groupés, ne pas être trop identifié », confirme Benoît Roux, secrétaire fédéral du PCF dans le Rhône.
Dans le milieu étudiant, on est en vacances scolaires depuis samedi. « Pour autant, des étudiants ont peur de revenir…
Source:
www.humanite.fr



