Arles (Bouches-du-Rhône), envoyé spécial.
Placardés aux murs, des dessins de papillons, perruches, libellules et chatons entourent la cinquantaine de personnes présentes. En face de ces habitants, réunis dans cette salle de classe de l’école Cyprien-Pilliol, au cœur du quartier de Pont-de-Crau, au sud d’Arles (Bouches-du-Rhône), Nicolas Koukas se tient accoudé à un mange-debout. Stylo en main, le communiste, candidat aux élections municipales à la tête d’une liste d’union allant du NPA à Place publique, écoute et note les colères exprimées.
Leur force tranche avec le décor. « Le maire, on ne le voit jamais. Il nous a complètement oubliés », dénonce un homme âgé. « On a eu trois changements d’adjoint de quartier sur tout le mandat, comment voulez-vous que les dossiers soient suivis ? » déplore un autre. Ici, dans ce « village » de 3 200 habitants intégré à la commune d’Arles, tous regrettent de voir cette zone « ni totalement rurale ni vraiment urbaine » être délaissée au profit d’un centre-ville vu, d’ici, comme le bout du monde.
« Quand vous avez une voiture, vous passez des heures dans les embouteillages. Et si vous êtes à pied ou à vélo, vous prenez toute la pollution dans la figure en plus de risquer la mort à…
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