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Éthique
Les juges fédéraux pourraient s’attaquer aux « formes illégitimes de critiques et d’attaques », selon un nouvel avis éthique
13 février 2026, 9h59 CST
Le Comité des codes de conduite, qui conseille la Conférence judiciaire des États-Unis, a publié un avis éthique offrant des conseils sur la manière de lutter contre les « formes illégitimes de critiques et d’attaques ». (Illustration photo par Sara Wadford/Shutterstock)
Même si les juges fédéraux peuvent publiquement s’opposer à la « persécution des avocats et des juges », ils doivent « privilégier un discours raisonné et un langage respectueux plutôt qu’une rhétorique humiliante ou des critiques acerbes » lorsqu’ils parlent de controverses publiques ou commentent des questions juridiques, selon le Comité des codes de conduite, qui conseille la Conférence judiciaire des États-Unis.
Dans son nouvel avis consultatif, publié jeudi, la commission s’est concentrée sur les considérations éthiques liées à la parole publique et à l’engagement civique des juges. Selon Law360, sa publication coïncide avec des critiques croissantes de la part du pouvoir judiciaire à l’encontre des agences fédérales chargées de l’application des lois.
Cet avis et les orientations antérieures « laissent place, au moins dans certaines circonstances, à une défense mesurée des collègues judiciaires contre les formes illégitimes de critiques et d’attaques qui risquent de porter atteinte à l’indépendance de la justice ou à l’État de droit, qu’elles atteignent ou non le niveau de persécution », affirme le comité. Il note également que les juges peuvent faire « des déclarations publiques sur la nécessité de la sécurité judiciaire », ce qui est conforme à leurs devoirs judiciaires.
Les juges peuvent également « parler ou écrire sur l’indépendance du pouvoir judiciaire, ou plaider en faveur de l’État de droit en général, notamment pourquoi ces deux valeurs sont cruciales pour notre système de gouvernement », indique le comité.
Cependant, le comité avise les juges que les activités d’engagement civique dans lesquelles ils peuvent conserver « une certaine mesure de contrôle » peuvent « créer moins de risques éthiques ». Il fait référence aux écrits et aux déclarations publiques comme des activités potentiellement risquées.
« En ce qui concerne certains sujets particulièrement controversés, les juges doivent garder à l’esprit que le simple fait d’aborder certains sujets pourrait être considéré comme une prise de position partisane ou comme le reflet d’un manque d’impartialité », déclare le comité.
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Source:
www.abajournal.com



