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« Sanglant » : le gouvernement officialise la suppression de 4 000 postes d’enseignants à la rentrée


« Sanglant », « douche froide »… Les qualificatifs ne manquent pas pour résumer le choc qu’ont vécu les syndicats enseignants. Leurs inquiétudes étaient déjà prégnantes, elles vont redoubler d’intensité. Le ministère de l’Éducation a officialisé, lundi 26 janvier, la répartition des moyens pour la rentrée scolaire 2026. Le couperet est officiellement tombé : 2 200 suppressions de postes dans le primaire et 1 800 dans le secondaire.

Lors de cette réunion du Comité social d’administration (CSA), le ministère de l’Éducation nationale a ainsi détaillé aux syndicats les (peu de) moyens prévus pour la rentrée prochaine, ainsi que leur répartition par académie. Cet exercice est habituellement mené en décembre, mais a été retardé cette année du fait de l’absence d’un budget.

Le détail transmis aux syndicats

Ces éléments « ont été soumis à ce comité à titre prévisionnel, sur la base de l’actuel projet de loi de finances en cours de discussion et sous réserve de l’adoption définitive de la loi », a précisé le ministère, dans un communiqué. L’Assemblée nationale devrait repousser, mardi, deux nouvelles motions de censure, ce qui vaudra adoption en nouvelle lecture de la partie « dépenses » du projet de loi de financement (PLF), transmis ensuite au Sénat.

Si le ministère n’a pas précisé les contours de cette nouvelle organisation publiquement, le document transmis aux syndicats a pu être consulté par l’Agence France-Presse (AFP). Ce dernier détaille l’ampleur des suppressions d’emploi annoncées : 2 229 dans le premier degré public – écoles maternelles et élémentaires – et 1 803 dans le second degré public – collèges et lycées.

« Il n’y a rien qui va, a réagi Élisabeth Allain-Moreno, secrétaire générale du SE Unsa, auprès de l’AFP. Ce qui est complètement occulté, c’est qu’aujourd’hui, le budget devrait aussi pouvoir permettre de réparer ce que la politique éducative a engendré comme dégâts depuis 2017. »

Cette présentation a « confirmé l’austérité budgétaire assumée et les chiffres avancés par le gouvernement lors des discussions au Parlement » de 4 000 suppressions d’emplois, a renchéri la CGT Educ’action dans un communiqué. « Le ministère maintient sa sinistre politique comptable » face à la baisse démographique, a-t-elle regretté. Dans le premier degré, « le nombre global des suppressions est un choc, mais aussi la répartition, avec des académies particulièrement touchées, comme celle de Lille, a déploré Aurélie Gagnier, secrétaire générale de la FSU-Snuipp, premier syndicat du primaire. Ça va être sanglant. »

Selon le document du ministère, l’académie de Lille perdrait ainsi 265 postes en Équivalents temps plein (ETP) dans le premier degré, celle de Versailles 170, Nancy-Metz 160, la Normandie 153, Nantes 151, Créteil 140 ou Bordeaux 115. Dans le second degré, « c’est un peu la douche froide », a constaté également Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, avec 190 suppressions d’emplois à Lille, 153 à Rennes, 150 en Normandie ou 140 à Bordeaux. « On savait que la rentrée ne se préparait pas sous de très bons auspices. C’est confirmé. » Le gouvernement continue ainsi de sacrifier les moyens de l’école sur l’autel de l’austérité.

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