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Les résultats des élections au Myanmar sont attendus fin janvier, selon un responsable – Radio Free Asia

Un responsable de la commission mise en place par la junte militaire au pouvoir en Birmanie pour superviser les prochaines élections a déclaré jeudi que les résultats du scrutin largement contesté seraient disponibles d’ici la fin janvier.

Lors d’une conférence de presse à Naypyidaw, la capitale du Myanmar, les responsables électoraux ont déclaré que six partis se présenteraient pour des sièges à l’échelle nationale, tandis que 51 autres se présenteraient dans des États ou des régions individuels. Le vote devrait se dérouler en trois phases à partir du 28 décembre, avec deux semaines entre chaque phase, ont indiqué des responsables.

L’armée a annoncé le régime électoral en juillet, le premier vote national depuis le coup d’État de 2021 qui a renversé le gouvernement démocratiquement élu du Myanmar et plongé le pays dans la guerre civile. Il a également mis en place un gouvernement intérimaire, le chef militaire Min Aung Hlaing conservant le pouvoir en tant que président par intérim.

L’armée ne contrôle pas tout le Myanmar. De vastes étendues sont administrées par une série de milices armées, de groupes ethniques et de combattants pro-démocratie, certains en conflit armé ouvert avec la junte au pouvoir. Lors de la conférence de presse, Khin Maung Oo, membre du conseil électoral, a noté 63 zones « qui présentent des risques pour la sécurité ».

« Nous continuerons à travailler jusqu’à ce que nous puissions tenir [the vote]», a-t-il déclaré.

L’armée a présenté les élections comme un moyen de mettre fin au conflit. Les critiques ont qualifié l’élection de farce, affirmant que l’armée conserverait le pouvoir quel que soit le résultat du vote.

Toutefois, la critique des élections est illégale au Myanmar. Les médias officiels ont rapporté mercredi qu’un homme de 36 ans de l’État du Shan, dans l’est du pays, avait été condamné à sept ans de travaux forcés pour une publication sur Facebook contenant une vidéo de surveillance d’un vol et critiquait la junte militaire pour avoir donné la priorité aux élections plutôt qu’à la sécurité publique.

Il s’agit de la première condamnation connue en vertu d’une nouvelle loi, promulguée en juillet, qui criminalise les discours ou les actions susceptibles de perturber les élections ou les outils utilisés pour les organiser.

Comprend des reportages de l’Agence France-Presse et de l’Associated Press.


Source:

rfa.org

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