Le Liban est au « point de rupture » alors que les déplacements s’envolent et que les grèves s’intensifient

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Briefing des ambassadeurs de Beyrouth et du Coordonnateur des secours d’urgence Tom Fletcher a dit qu’il était arrivé pour trouver « anxiété et tensions à des niveaux dont je n’ai pas été témoin depuis de nombreuses années», alors que les frappes aériennes et l’activité des drones continuent de secouer la capitale et ses environs.

« La situation des deux côtés de la Ligne bleue exige non seulement la plus grande attention de la part du Conseil, mais également votre action collective pour éviter une crise encore pire», il a soulignéqualifiant la discussion d’« urgente ».

M. Fletcher a déclaré que le bilan humanitaire s’est fortement aggravé. « Au cours des quatre dernières semaines, plus de 1 240 personnes ont été tuées… et 3 500 autres blessées« , a-t-il déclaré, notant que des femmes, des enfants et des premiers intervenants figurent parmi les morts.

« Déplacement coercitif »

Plus de 1,1 million de personnes ont été déplacées au cours de cette période, dont des centaines de milliers d’enfants. « Un cycle de déplacements coercitifs se déroule » Le déplacement n’est pas une solution, mais un dernier recours douloureux… un moyen temporaire de préserver la dignité. « 

Il a déclaré que les civils des deux côtés de la ligne vivent dans la peur, alors que des roquettes continuent d’être tirées sur le nord d’Israël tandis que les frappes israéliennes dévastent certaines parties du sud du Liban, la banlieue sud de Beyrouth et la vallée de la Bekaa. Des villages entiers ont été rasés et des infrastructures vitales détruites, notamment la plupart des ponts au sud du fleuve Litani.

« Les civils, où qu’ils se trouvent, en Israël et au Liban, doivent être protégés », a déclaré M. Fletcher, soulignant que le droit international humanitaire exige distinction, proportionnalité et précaution. « Les soins de santé, l’eau et l’électricité… doivent aussi et toujours être épargnés. »

L’isolement s’accroît

L’impact sur les services de base est grave, les hôpitaux et les cliniques étant contraints de fermer et les écoles transformées en refuges. « Des communautés entières sont de plus en plus isolées », a-t-il ajouté.

Malgré la crise, les agences humanitaires ont intensifié leurs opérations, livrant des millions de repas et de fournitures essentielles. Mais le financement reste insuffisant. Sur un appel d’urgence de 308 millions de dollars, seuls 94 millions ont été reçus jusqu’à présent.

Surtout, M. Fletcher a transmis un message direct de la part des personnes concernées : «Ils veulent la sécurité. Ils veulent la dignité. Ils veulent que ça s’arrête

Il a exhorté les membres du Conseil à agir de manière décisive, en posant des questions cruciales sur la manière dont les civils seront protégés, sur la manière dont la communauté internationale devrait réagir aux déplacements massifs et sur la manière de prévenir une nouvelle instabilité politique.

S’adressant au peuple libanais, il a adressé un message de solidarité et de détermination : « N’abandonnez pas l’idée du Liban. Si la coexistence échoue ici, elle risque d’échouer partout. »

« Nous avons souvent dit que nous ne pouvons pas laisser le Liban échouer », a-t-il conclu. « C’est maintenant un véritable test de cette promesse. »

Les meurtres des soldats de la paix « n’auraient pas dû avoir lieu »

La réunion d’urgence a été convoquée par la France après que trois soldats de la paix indonésiens servant dans la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) ont été tués cette semaine, et plusieurs autres grièvement blessés, lors de deux incidents distincts survenus sur une période de 24 heures et au milieu de la guerre plus large dans la région.

« Ces développements tragiques n’auraient pas dû se produire, » dit Chef du maintien de la paix de l’ONU Jean-Pierre Lacroix, qui a fait un exposé aux côtés du sous-secrétaire général Khaled Khiari et du chef des secours de l’ONU.

La FINUL mène des enquêtes pour déterminer les circonstances de « ces deux incidents odieux », mais les soldats de la paix sont également confrontés à « un augmentation inquiétante des déni de liberté de mouvement et des comportements agressifs», a rapporté M. Lacroix.

« Nous le disons clairement, et il a fallu le dire bien trop souvent : les soldats de maintien de la paix ne doivent jamais être une cible », a-t-il souligné.

« Tous les actes mettant en danger les soldats de la paix doivent cesser immédiatement… L’inviolabilité des installations des Nations Unies doit être respectée. »

Entre-temps, la FINUL réévalue continuellement son déploiement pour atténuer les risques et renforcer la protection de ses forces. La mission reste en contact permanent avec les parties « pour éviter les malentendus, apaiser les conflits et désamorcer lorsque cela est possible ».

Le soutien du Conseil, « indispensable »

Il a souligné la nécessité cruciale d’aider les parties à mettre pleinement en œuvre Conseil de sécurité résolution 1701 (2006), qui a mis fin aux hostilités entre Israël et le Hezbollah il y a vingt ans.

« Dans cette période particulièrement dangereuse, le soutien fort et unifié du Conseil à la FINUL et à ses soldats de maintien de la paix n’est pas seulement important : il est indispensable », a-t-il déclaré.

« Les femmes et les hommes qui exercent ce mandat doivent savoir que ce Conseil les soutient fermement. »

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Source:

news.un.org

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