L’armée de l’air qatarie a annoncé lundi avoir abattu deux bombardiers iraniens de type Sukhoi SU-24 qui, selon Doha, pénétraient son espace aérien après une série d’attaques visant des installations énergétiques du pays. Le ministère de la Défense du Qatar affirme également avoir intercepté sept missiles balistiques et cinq drones lancés en direction de plusieurs zones stratégiques de l’émirat.
Selon le communiqué officiel, ces appareils provenaient d’Iran et auraient été engagés dans le cadre d’une escalade militaire marquée par des frappes contre des infrastructures liées au gaz naturel. Plus tôt dans la journée, les autorités qataries avaient indiqué qu’un drone iranien avait ciblé une installation énergétique dans la ville industrielle de Ras Laffan, site majeur du traitement du gaz naturel liquéfié exploité par QatarEnergy. Une autre attaque aurait visé un réservoir d’eau rattaché à une centrale électrique à Mesaieed, au sud de Doha.
Les autorités qataries précisent qu’aucune victime n’a été signalée à la suite de ces attaques. En revanche, la compagnie énergétique publique a annoncé avoir interrompu temporairement certaines opérations de production de gaz naturel liquéfié après les frappes visant deux de ses principales installations.
Il s’agit de la première fois qu’un État du Golfe affirme avoir abattu des avions iraniens pilotés dans le contexte de cette séquence de bombardements. Aucun détail n’a été fourni concernant le sort des pilotes des SU-24 détruits. Du côté iranien, aucune déclaration officielle détaillée n’a encore confirmé ou infirmé ces pertes aériennes.
Cet épisode marque une nouvelle étape dans la montée des tensions régionales, alors que les infrastructures énergétiques stratégiques du Golfe deviennent des cibles directes. La situation reste évolutive et les prochaines heures seront déterminantes pour évaluer le risque d’un élargissement du conflit.




