Pour réaliser des économies dans le secteur de la santé, le gouvernement met toujours un point d’honneur à cibler les précaires. Le ministère de la santé a indiqué lundi 23 février qu’il allait augmenter divers forfaits facturés aux patients en cas d’hospitalisation ou de passage aux urgences dès le 1er mars afin de renflouer les caisses de la Sécurité sociale de 450 millions d’euros.
Le forfait journalier hospitalier, reste à charge pour les patients hospitalisés au titre des frais d’hébergement et d’entretien, augmentera ainsi de 20 à 23 euros par jour. Quant au forfait patient urgences (FPU), facturé aux personnes passées aux urgences sans être hospitalisées, il grimpera de 19,61 euros à 23 euros.
2,5 millions de Français sans complémentaire devront payer de leur poche
Si certains patients en sont exonérés (les femmes enceintes en fin de grossesse, les nouveau-nés ou les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire C2S), ceux disposant d’une complémentaire seront dans la plupart des cas remboursés, les plus modestes vont, eux, être percutés de plein fouet par cette mesure. Environ 4 % des Français, soit 2,5 millions de personnes ne disposant pas de complémentaire selon la direction statistique des ministères sociaux (Drees), devront donc sortir cet argent de leur poche.
Dans un communiqué, l’Unsa dénonce une décision « profondément injuste et socialement irresponsable ». Elle frappera « tous ceux qui sont juste au-dessus du seuil de pauvreté, des plafonds » pour bénéficier de la C2S, « et qui n’ont pas de complémentaire », a déploré le secrétaire général adjoint de l’Unsa Dominique Corona auprès de l’AFP, ajoutant que les prix des mutuelles allaient aussi mécaniquement augmenter.
Selon une récente étude de la Drees, mise en avant par le syndicat, pour tout déremboursement partiel de soins par l’Assurance maladie (hausse des franchises médicales, des participations sur les médicaments…), « le coût rapporté au revenu est deux fois plus élevé pour les ménages modestes ».
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