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Existe-t-il une menace de dissolution judiciaire accélérée de votre entreprise ? Soyez vigilant ! (PKF Bofidi Légal)

Le 13 janvier 2026, un projet de loi a été déposé visant à modifier le Code des sociétés et des associations dans le cadre de la dissolution judiciaire des sociétés. L’objectif est de pouvoir dissoudre les sociétés plus rapidement et d’élargir le nombre de motifs de dissolution.

Avec ce projet de loi, le législateur vise essentiellement à lutter contre les sociétés fantômes, les structures frauduleuses et les sociétés qui faussent la concurrence. Attention : le projet de loi ne s’applique qu’aux entreprises, pas aux associations et fondations.

Extension des motifs de dissolution

Aujourd’hui, le Code des sociétés et des associations (CAC) prévoit déjà différents motifs sur la base desquels une société peut être dissoute judiciairement, comme des raisons juridiques (par exemple désaccord profond et durable entre actionnaires) ou le défaut de dépôt des comptes annuels auprès de la Banque nationale de Belgique.

Le projet de loi ajoute de nouveaux motifs :

Le non-paiement de la cotisation annuelle de l’entreprise pendant deux années consécutives ; La suppression de l’adresse dans la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE) ; et Agir contrairement au CAC, à l’ordre public ou, dans une mesure grave, aux statuts.

De plus, les terrains existants sont renforcés :

La radiation officielle des agents déclarants belges du registre UBO dans le KBO est ajoutée ; Désormais, une simple citation de la Chambre des Entreprises en Difficultés (KOIM) suffit pour invoquer le défaut de comparution devant la KOIM ; Outre le manque de compétences en gestion ou de compétence professionnelle, une interdiction professionnelle des administrateurs peut également donner lieu à une dissolution. Les exigences en matière de compétence professionnelle diffèrent selon les régions. Un exemple concret : un boulanger de la Région de Bruxelles-Capitale peut prouver sa compétence professionnelle en justifiant de cinq années de pratique professionnelle au cours des dix dernières années. Une régularisation est possible

Même si certaines mesures sont de grande envergure et ne sont appliquées que dans des conditions strictes, la régularisation reste un principe important pour éviter la dissolution de l’entreprise. Dans certains cas, le tribunal accorde d’abord un délai de régularisation au lieu de prononcer immédiatement la dissolution. Durant cette période, l’entreprise peut rectifier sa situation, par exemple en continuant à déposer les comptes annuels ou en payant la cotisation annuelle de l’entreprise.

Qu’en est-il des statuts qui ne sont pas encore adaptés au CAC ?

Le projet de loi parle en termes généraux d' »actes contraires au CAC, à l’ordre public ou gravement contraires aux statuts » et ne précise donc pas la question de savoir si une société peut être dissoute du seul fait que ses statuts n’ont pas encore été adaptés au CAC. De plus, il ne s’agit que d’un projet de loi et il est actuellement impossible de prédire comment cet éventuel motif de dissolution sera interprété en pratique par les tribunaux.

Ce projet de loi élargit et accélère considérablement les possibilités de dissolution judiciaire des entreprises. L’impact final reste pour l’instant incertain, car il s’agit encore d’un projet de loi. Cependant, la vigilance est de mise : ceux qui ne mettent pas leur entreprise en ordre administrativement et juridiquement peuvent courir un risque plus important à l’avenir.


Source:

legalnews.be

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