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Maroc – Les infrastructures et l’éducation sous pression face aux extrêmes climatiques persistants Maghreb Post

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Alors que les pluies massives posent des problèmes logistiques dans le nord du pays, la protection sociale et le fonctionnement des écoles deviennent au centre des mesures gouvernementales.

Tanger – La situation météorologique dans le nord du Maroc reste tendue aujourd’hui, mardi 10 février 2026. Après des jours de pluie et de fortes rafales, les efforts du gouvernement se concentrent sur la sécurisation des populations sinistrées dans les régions de Tanger, des monts du Rif et du bassin du Gharb. La situation actuelle nécessite une coordination entre la protection civile, les autorités éducatives et les gouvernorats locaux pour garantir à la fois la sécurité physique et la continuité sociale.

Prévisions météorologiques et niveaux d’alerte régionaux

La Direction générale de la météorologie (DGM) maintient ses alertes pour une grande partie du nord. Selon les prévisions météorologiques actuelles, des pluies et des averses locales sont toujours attendues dans les montagnes du Rif ainsi que dans les régions de Tanger et de Loukkos. Alors que les températures diurnes augmentent légèrement à l’intérieur des terres – avec des pointes pouvant atteindre 27°C à Laâyoune – la situation sur le littoral et dans les montagnes reste précaire.

Une attention particulière est portée aux conditions de vent : de fortes rafales sont attendues sur Tanger, le Moyen Atlas et la Région Orientale. Des niveaux d’alerte orange étaient déjà en vigueur lundi pour des provinces comme Tanger-Assilah, Chefchaouen et Tétouan, où des précipitations comprises entre 40 et 60 mm ont été mesurées. À des altitudes plus élevées dans les montagnes de l’Atlas, les températures chutent également autour du point de congélation, rendant les conditions encore plus difficiles pour les évacués.

D’importants dégâts matériels dans la province de Chefchaouen

Les zones rurales subissent d’importants dégâts au niveau des infrastructures. Dans le village d’Aghbalou, appartenant à la commune de Tanaqoub (province de Chefchaouen), des crues soudaines et des coulées de boue ont provoqué une situation grave. Selon les premières enquêtes rapportées par Le360, au moins 76 maisons et deux mosquées ont été endommagées. De grandes fissures dans le sol menacent également d’autres quartiers.

Outre la destruction de l’espace vital, les moyens de subsistance agricoles de nombreuses familles sont particulièrement touchés. Dans les zones touchées, non seulement les cultures ont été détruites, mais les stocks de bétail ont également été décimés. Des rapports locaux font état de résidents qui ont perdu tout ce qu’ils possédaient en quelques heures. Cependant, grâce à l’évacuation précoce menée par les autorités locales dirigées par le gouverneur de Chefchaouen, des décès ont été évités dans cette région.

Situation hydrologique sur le Sébou et évacuation dans le Gharb

Un autre point chaud est le bassin du Gharb. Le fleuve Sebou, l’un des fleuves les plus riches du pays, fait l’objet d’une surveillance intensive. Une légère baisse du niveau d’eau a été observée lundi à l’embouchure de Kénitra, mais le débit reste élevé en raison des lâchers massifs d’eau des barrages en amont. Saïd Krich, président de l’Association des Amis du Sebou, a souligné que la dynamique actuelle du fleuve est une conséquence directe des précipitations exceptionnelles et du débordement des affluents.

Dans la province de Sidi Slimane, 1 287 familles, soit un total de plus de 6 450 personnes, ont déjà été évacuées des communautés vulnérables comme Ouled H’cine, selon l’agence de presse MAP. L’hébergement est coordonné dans des centres d’accueil où, outre les soins de base, des soins médicaux et psychologiques sont également dispensés. Les dirigeants provinciaux ont donné un signe symbolique de solidarité en organisant une cérémonie commune pour les nouveau-nés dont les mères ont été prises en charge dans des abris d’urgence pendant les tempêtes.

Crise de l’éducation : le dilemme entre l’enseignement en présentiel et à distance

Les inondations ont paralysé le fonctionnement normal des écoles dans une grande partie du nord-ouest du pays. Le ministère de l’Éducation nationale a mis en place des mesures d’urgence pour minimiser les annulations de cours. Dans des villes comme Tanger et Tétouan, les élèves déplacés sont temporairement intégrés dans les écoles locales.

La situation est plus difficile dans les régions rurales comme Sidi Kacem et Sidi Slimane. Le ministère propose ici un enseignement à distance via la plateforme « TelmidTICE » et le programme « E-Qissi ». Cependant, cette décision se heurte à la résistance de nombreuses familles à faible revenu. Selon les informations d’Al Ahdath Al Maghribia, les appareils techniques nécessaires ou un accès Internet stable font souvent défaut. Comme alternative, les parents concernés et les militants locaux demandent que des salles de classe mobiles sous forme de tentes soient installées juste à côté des abris d’urgence afin de ne pas perdre le lien éducatif.

Vulnérabilité géographique et gestion de crise

L’actualité met en évidence la sensibilité climatique du nord marocain. La région est particulièrement sensible à une montée rapide du niveau de l’eau en raison de l’interaction des chaînes de montagnes et des grands réseaux fluviaux. Alors que le Maroc a massivement développé ses capacités en matière de gestion de barrages et de contrôle des catastrophes ces dernières années, la situation actuelle montre les limites des solutions techniques face aux événements météorologiques extrêmes, qui touchent actuellement également d’autres pays du Maghreb et du sud de l’Europe, notamment le Portugal et l’Espagne.

La gestion des crises en 2026 reposera de plus en plus sur une combinaison de sécurité physique et de soutien social. Le défi consiste désormais à gérer la transition d’une réponse d’urgence aiguë à la restauration des infrastructures et de l’éducation, alors que la situation météorologique reste instable. Il faut toutefois reconnaître aux autorités qu’il n’y a eu jusqu’à présent pratiquement aucune victime à signaler. Quatre personnes sont mortes le week-end dernier dans la province de Tétouan (près de Beni Harchane). Les prochains jours montreront si la capacité des barrages est suffisante pour absorber de nouvelles précipitations sans mettre davantage en danger les établissements humains en aval.


Source:

maghreb-post.de

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