Les tensions sont concentrées dans l’État de Jonglei, au Soudan du Sud, où de nombreux morts et blessés ont été signalés en réponse à la reprise des combats entre les milices d’opposition et les forces armées, entraînant le déplacement de 180 000 personnes.
Selon les médias, l’armée a lancé une offensive majeure dans le Jonglei contre les forces de l’opposition, ordonnant dimanche l’évacuation des civils et demandant aux agences humanitaires de quitter les zones où les opérations militaires sont en cours.
Le secrétaire général António Guterres a déclaré dans un communiqué publié jeudi par son porte-parole qu’il «profondément préoccupé par l’impact de l’escalade de la violence», ajoutant que cela « nuira encore davantage aux populations civiles qui se trouvent déjà dans une situation vulnérable ».
Aide et protection en danger
M. Guterres a souligné la nécessité de donner la priorité à la protection des civils et de garantir l’acheminement en toute sécurité de l’aide humanitaire et la sécurité dans un pays où deux tiers de la population aura probablement besoin d’une certaine forme d’aide.
Appelant à l’arrêt des opérations militaires, le Secrétaire général a exhorté le gouvernement du Soudan du Sud et les forces d’opposition à prendre « des mesures immédiates et décisives pour mettre fin à toutes les opérations militaires et désamorcer la situation grâce à un dialogue inclusif ».
Solution politique
À la suite d’un accord de paix conclu en 2018 entre le président et son rival à la vice-présidence et suite à la mise en place d’un gouvernement de transition revitalisé en février 2020, les élections ont continué d’être reportées.
La déclaration de M. Guterres a rappelé aux parties concernées de trouver une « solution politique et non militaire » et d’ouvrir la voie à des élections crédibles.
Le Secrétaire général a salué les efforts de l’Union africaine et du bloc régional d’Afrique de l’Est, l’IGAD, pour soutenir un dialogue inclusif.







