Strasbourg, 27.01.2026 – Secrétaire Général Alain Berset s’est adressé aujourd’hui au session de la Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europeun événement clé de la démocratie européenne où des parlementaires de tout le continent se réunissent pour débattre de l’orientation d’un avenir démocratique européen commun. Un avenir avec un ordre mondial rompu. C’est ce qu’a souligné le Secrétaire Général, décrivant l’époque dans laquelle nous vivons :
« Ce qui est nouveau, c’est l’accélération des crises. Cela s’accompagne d’un flux constant d’informations et de la volatilité qu’il crée. À l’heure actuelle, les tendances sont claires. Les postes changent en quelques jours, voire quelques heures. Des menaces sont proférées, pour ensuite être annulées … Les politiques de puissance ont toujours existé. Ce qui est troublant, c’est où ils réapparaissent : au sein des alliances ; à l’intérieur d’espaces fondés sur le droit, le consentement et la prévisibilité. Et c’est pourquoi nous parlons d’une rupture de l’ordre mondial.»
Les racines de l’accélération des crises
Les crises ne sont pas sorties de nulle part, a souligné Alain Berset, soulignant qu’elles trouvent leurs racines dans le non-respect du règlement de l’après-guerre froide, destiné à préserver la souveraineté de l’Ukraine en cas de renonciation à l’arme nucléaire, garantie qui a été plusieurs fois rompue ; dans les frustrations qui ont suivi la crise financière mondiale de 2008
« Le droit est la forme du pouvoir de l’Europe. »
Le secrétaire général Berset a expliqué à quel point une mauvaise réaction à la concurrence des grandes puissances pourrait être préjudiciable à l’Europe :
« On dit à l’Europe qu’insister sur le droit international est naïf à l’ère du hard power. Ces règles doivent être modifiées pour des raisons de sécurité. Mais regarde où cela mène. Nous entendons des menaces d’action militaire sur le territoire d’un Etat membre ».
Nous ne devons pas « choisir entre le droit et la sécurité ». Ce qui s’est produit dans d’autres régions ne devrait pas être le modèle de l’Europe. Au lieu de cela, Alain Berset a affirmé que la sécurité démocratique était la voie à suivre :
« Le droit est la forme de pouvoir de l’Europe. C’est ce qui crée autonomie sans domination, coopération sans soumission et sécurité sans capitulation.»
Une histoire de deux mondes
Comparaison La situation de l’Europe à la description par Charles Dickens de l’ordre ancien par effraction Une histoire de deux villesle Secrétaire Général a souligné que l’Europe se trouve à nouveau à la croisée des chemins :
« L’Europe est une fois de plus confrontée à deux mondes possibles. Un monde où la sécurité est réduite à la force et où la souveraineté devient négociable. Et un autre où la sécurité repose sur les droits, les institutions et le droit.»
Alain Berset a souligné la nécessité de se taire et de maintenir l’attention de l’Europe sur la paix en Ukraine, la protection du cadre juridique européen et le rappel aux législateurs réunis que l’Europe n’est pas faible. C’est une décision que les pays européens avoir pour réussir, mais tout n’était pas sombre, a-t-il déclaré lors de la plénière d’hiver de l’Assemblée parlementaire :
« Les puissances moyennes ne sont pas impuissantes… L’espace entre les grandes puissances n’est pas vide. C’est là que l’Europe doit agir. Au Groenland ou dans des crises comme celle du Venezuela, ce moment ne peut être réduit à un choix binaire entre condamnation stérile et soutien aveugle… La tâche de l’Europe est différente. À refuser un monde régi par des exceptions, des doubles standardsou des sphères d’influence concurrentes. Et d’insister sur le fait que la sécurité ne peut pas être construite en négociant les principes qui la soutiennent.
Le Conseil de l’Europe : agir pour les droits de l’homme, la démocratie et l’État de droit
Le Secrétaire Général a mis en avant les efforts considérables déployés par le Conseil de l’Europe pour soutenir les valeurs européennes, énumérant les efforts substantiels soutien à l’Ukraine (et notant le rôle vital que l’organisation peut et jouera après la fin des combats), les efforts de l’organisation pour lutter contre la désinformation et le processus mené par l’organisation pour lutter contre la désinformation. questions de migration dans le cadre du Convention européenne des droits de l’homme. L’organisation veille à ce que aucune démocratie ne doit faire face seule à ces choix difficiles.
Le discours d’Alain Berset était un appel à l’action, mais il était aussi une expression de la vitalité de l’Europe et de ses principes juridiques. Le continent doit désormais agir face à cette accélération presque vertigineuse de la géopolitique :
« La sécurité démocratique est la réponse de notre continent à l’ordre mondial émergent. »
Après le discours du Secrétaire Général, il a répondu aux questions des membres de l’Assemblée parlementaire, permettant ainsi de contrôler les activités du Conseil de l’Europe dans son ensemble. Entre autres sujets, il a abordé la désinformation, la préservation de l’indépendance de la Cour européenne des droits de l’homme et le soutien du Conseil de l’Europe à la responsabilisation de l’Ukraine.
Publié à l’origine dans The European Times.




