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« Des petits arrangements locaux » : quatre élus écologistes de la majorité de Michaël Delafosse exclus pour trois mois d’EELV

Après Manu Reynaud, les adjoints et vice-présidents du maire et président de la Métropole de Montpellier ont été temporairement écartés d’Europe Écologie Les Verts. Une décision qui reflète les tensions internes du parti et les désaccords sur la stratégie locale pour les municipales.

En période d’élections municipales, rien n’est jamais simple chez les écologistes montpelliérains. Après Manu Reynaud, le conseil disciplinaire national d’Europe Écologie Les Verts (EELV) a décidé l’exclusion temporaire, pour une durée de trois mois, de quatre élus écologistes de la majorité municipale à Montpellier : Marie Massart, Bruno Paternot, Fatma Nakib et Stéphane Jouault, tous adjoints au maire et vice-présidents de la Ville et de la Métropole.

Une mise à l’écart strictement limitée à la période de la campagne municipale. « C’est normal pour des gens qui ont pris une position dissidente », précise Jean-Louis Roumégas, chef de file du Printemps montpelliérain, seul à pouvoir apposer le logo EELV pour la campagne. Lequel estime que la sanction « peut être définitive s’ils persistent dans leur dissidence ».

« Une impasse politique »

Par un post sur les réseaux sociaux, Marie Massart dénonce une sanction liée à des « petits arrangements locaux » plutôt qu’aux valeurs écologistes. Adhérente depuis 25 ans, elle rappelle son engagement constant pour mettre en œuvre des politiques publiques concrètes et défendre l’alliance de la gauche et des écologistes à Montpellier. Malgré cette décision, elle affirme que son engagement pour l’écologie, la solidarité et le service public restera intact.

Selon le groupe d’écologistes de la majorité Delafosse, « cette décision intervient dans un contexte sans ambiguïté : les premiers sondages, y compris celui commandé par le Printemps montpelliérain, montrent que la stratégie d’autonomie défendue localement conduit à une impasse politique et à un risque réel de disparition de toute représentation du parti EELV ».

Le texte souligne de profondes divisions internes et la demande insistante d’une assemblée générale appelée à clarifier la ligne du parti pour les municipales. Probablement en vain : la clarification aura lieu après le scrutin local des 15 et 22 mars.

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