C’était au début de la guerre en Iran. Le 8 mars 2026, un dépôt d’hydrocarbures proche de Téhéran était la cible d’une frappe de la coalition américano-israélienne, provoquant des nuages noirs et des pluies de pétrole dont les images avaient fait le tour du monde. Trois mois plus tard, une première étude scientifique revient sur l’étendue des dégâts, bien plus importants que ceux estimés au lendemain de la frappe.
Publié le : 01/06/2026 – 15:07Modifié le : 01/06/2026 – 16:38
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La nuit en plein jour. Le 8 mars 2026, une frappe de l’armée israélienne sur un dépôt d’hydrocarbures cause un important incendie dont les épaisses couches de fumée recouvrent Téhéran. Un nuage de pétrole dont les retombées ont provoqué des pluies acides sur la capitale iranienne et ses alentours.
À l’époque, le Croissant-Rouge iranien avait prévenu la population des conséquences sanitaires de cette pollution riche en soufre et en oxyde d’azote. Mais il s’avère que la capitale iranienne n’a pas été la seule concernée. Dans une étude parue dans la revue Advances in Athmospheric Sciences, on apprend que les panaches de fumée se sont dispersés sur une zone de plusieurs centaines de milliers de kilomètres carrés. Une superficie comparable à des pays comme l’Italie ou le Burkina Faso.
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Dans ces fumées, environ trente millions de tonnes de dioxyde de soufre ont été générées par l’incendie. Un gaz toxique, irritant, précurseur de pluies acides. Au-delà des impacts immédiats, les auteurs de l’étude mettent en avant les effets à long termes avec, notamment, un risque de pollution et d’acidification des sols, de l’eau, et des conséquences aussi bien sanitaires qu’environnementales.
Pour bien se représenter l’ampleur de cet événement, les auteurs insistent : ce seul incendie lié à la guerre a provoqué une pollution atmosphérique massive comparable à certaines éruptions volcaniques.
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Source:
www.rfi.fr




