Saint-Denis : Le préfet demande à Bally Bagayoko de ne pas décrocher le portrait de Macron de son bureau de maire

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Il le concède, cela « ne relève d’aucune obligation légale ». Mais le préfet de Seine-Saint-Denis, Julien Charles, annonce ce mercredi avoir demandé au maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, de revenir sur sa décision de décrocher de son bureau le portrait du président Emmanuel Macron.

« L’accrochage du portrait du président de la République dans les mairies […] est un usage consacré par la tradition républicaine », écrit le préfet. « Sa fonction est de rassembler les citoyens autour des institutions, au-delà des clivages politiques », argumente le préfet, pour qui le geste du maire de la deuxième commune la plus peuplée d’Île-de-France « contrevient à cet usage bien établi ». Il invite le maire à « reconsidérer sa position ».

« Un symbole » assumé par le maire

Dès le mois d’avril, des journalistes avaient pu constater que le portrait de Macron, décroché du mur, était retourné, dans un coin du bureau du nouveau maire LFI. Dans une interview diffusée lundi sur LCI, Bagayoko a expliqué que cela « relevait de la symbolique » et qu’il avait décidé de laisser le portrait présidentiel retourné « tant que la République n’était pas en capacité de corriger les inégalités ». Le maire – très médiatisé – de Saint-Denis, en campagne pour l’élection de Jean-Luc Mélenchon en 2027, dit attendre « l’avènement d’une gauche de rupture et d’un nouveau président ».

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Plusieurs militants écologistes ont été poursuivis en justice ces dernières années en France pour avoir décroché – et emporté – des portraits de Macron, disant vouloir ainsi dénoncer l’« inaction » étatique face à l’urgence climatique. Certains ont été condamnés à des amendes pour « vol » quand d’autres ont été relaxés, notamment au nom de la liberté d’expression.


Source:

www.20minutes.fr

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