France: Bernard Cazeneuve «prêt à être candidat» à la présidentielle, embouteillage à gauche

À un an de l’élection présidentielle française, l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve a annoncé ce mardi 28 avril qu’il était « prêt à être candidat en 2027 » dans un entretien accordé au Figaro. Son annonce s’ajoute à une liste déjà conséquente de candidatures à gauche et notamment au Parti socialiste, qui cherche encore un candidat crédible face à Jean-Luc Mélenchon.

Publié le : 28/04/2026 – 16:07


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En France, la « pré-campagne présidentielle » bat son plein. Au centre, le patron de Renaissance, Gabriel Attal, sillonne le territoire dans l’espoir de rattraper Édouard Philippe et est attendu ce mardi soir en réunion publique à Lyon. Mais à gauche, ils sont bien plus nombreux à vouloir tenter leur chance aux côtés de Jean-Luc Mélenchon. À tel point que le Parti socialiste assiste à un véritable embouteillage de prétendants sans voir émerger un candidat principal.

Outre François Hollande, qui a annoncé lui-même se préparer à la présidentielle, Olivier Faure, Boris Vallaud, Jérôme Guedj – qui s’est déjà déclaré – et Raphaël Glucksmann, même s’il n’est pas officiellement estampillé PS, sont sur la ligne de départ. À ces candidats potentiels qui tentent de tirer leur épingle du jeu vient de s’ajouter l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, qui a annoncé être « prêt à être candidat en 2027 » dans un entretien accordé au Figaro ce 28 avril.

« Comme la préoccupation du pays est la seule qui vaille, il est urgent désormais de dégager une solution qui évite le RN et sorte la France de ses difficultés. Lorsque sera venu le temps de la décision, nous porterons donc le message de nos convictions », a-t-il déclaré à nos confrères du Figaro.

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De l’ambition mais pas de leader côté PS

La question principale reste à présent de savoir qui pourrait tenir la route face à la principale candidature à gauche, celle de Jean-Luc Mélenchon. Et face à cette multiplication des candidatures, les députés de gauche sont perplexes. « On ne sait pas qui peut émerger au PS », analyse une députée pour qui Olivier Faure et Boris Vallaud manquent de leadership et sont en désaccord sur le projet de primaires avec les Écologistes. « Hollande, lui, doit déterminer ce qu’il peut proposer et Jérôme Guedj doit travailler sur ses soutiens », pointe un autre. L’ancien président de la République a déjà distillé certaines idées, souhaitant s’attaquer à « l’école et à l’université, et plus largement au savoir et à la recherche ».

« Le centre gauche est placé au barycentre du pôle républicain. Il lui faut donc démontrer qu’il formule la meilleure offre, qu’il dispose d’une vision, d’une expertise et d’une profondeur de champ », estime de son côté Bernard Cazeneuve. « Comme LFI est dans l’incapacité de gagner l’élection présidentielle, il faut, pour éviter à tout prix la victoire du Rassemblement national, construire une offre politique qui donne enfin une perspective aux Français. Il est donc déterminant de créer les conditions d’un rassemblement le plus large possible autour d’un projet responsable et crédible. Il faut qu’une agrégation s’opère, qui permette au candidat qui l’incarnera d’être présent au second tour de l’élection présidentielle et de la gagner. Certains pensent que cela passe par les appareils, leurs alliances, les primaires. Je pense pour ma part que cela passe par le rassemblement des Français, par-delà les appareils », a-t-il déclaré.

Le Parti socialiste regorge d’ambitions mais n’a pas encore un grand récit à proposer aux Français, regrette une députée qui cite en exemple l’électron libre François Ruffin, déjà parti en campagne pour défendre ceux qu’il appelle « les travailleurs essentiels ».


Source:

www.rfi.fr

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