Quarante-huit heures après l’entrée en vigueur d’une trêve entre Israël et le Hezbollah, par ailleurs plus ou moins respectée, un sous-officier du 17e Régiment du Génie Parachutiste [RGP], engagé dans l’opération Daman, a été tué alors qu’il effectuait une mission d’ouverture d’itinéraire vers un poste de la Force intérimaire des Nations unies [FINUL] dans la région de Deir-Kifa. Trois de ses camarades ont été blessés.
«Le sergent-chef Florian Montorio du 17e Régiment du Génie Parachutiste de Montauban est tombé ce matin au sud-Liban lors d’une attaque contre la FINUL. Trois de ses frères d’armes sont blessés et ont été évacués», a en effet annoncé le président Macron, via le réseau social X, ce 18 avril. «La Nation s’incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats et à tous nos militaires engagés pour la paix au Liban», a-t-il ajouté.
Selon la ministre des Armées, Catherine Vautrin, le détachement français a été pris dans une embuscade par un «groupe armé», à très courte distance. «Touché immédiatement par un tir direct à l’arme légère, il est relevé sous le feu par ses camarades, qui ne parviennent pas à le réanimer», a-t-elle précisé.
«Sous-officier expérimenté, déjà déployé plusieurs fois en opération, le sergent-chef Florian Montorio inspire le respect et l’admiration par son parcours, sa personnalité, son courage. […] Mes pensées vont à sa compagne, à ses enfants, à ses proches et à ses frères d’armes», a commenté Mme Vautrin.
Aujourd’hui, le sergent-chef Florian Montorio est mort pour la France dans le cadre de l’opération DAMAN, engagement français au sein de la Force intérimaire des Nations-Unies au Liban.
Pris à partie par des tirs, avec sa patrouille au cours d’une mission d’ouverture… https://t.co/7iSCyDAVfo pic.twitter.com/D2NFSRVjgB
— Chef d’état-major des armées (@CEMA_FR) April 18, 2026
Auparavant, un porte-parole de la FINUL avait confirmé qu’un «incident s’était produit» dans le secteur de Ghandouriyé, dans le sud du Liban, et annoncé l’ouverture d’une enquête, sans plus de précisions.
Cela étant, le président Macron a attribué la responsabilité de cette attaque contre le détachement du 17e RGP au Hezbollah.
«Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah. La France exige des autorités libanaises qu’elles arrêtent immédiatement les coupables et prennent leurs responsabilités aux côtés de la FINUL», a affirmé le chef de l’État.
Pour rappel, le 12 mars, un autre militaire français, le major Arnaud Frion, du 7e Bataillon de Chasseurs Alpins, a été tué en Irak, lors d’une attaque revendiquée par la milice chiite Ahab al-Kahf, alignée sur Téhéran, comme le Hezbollah.
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a «fermement condamné» cette attaque «contre des éléments français de la FINUL».
«J’ai donné des instructions strictes pour procéder à une enquête immédiate afin de découvrir les circonstances de cette agression et de traduire les auteurs en justice. Il est évident que ce comportement irresponsable cause un préjudice considérable au Liban et à ses relations avec les pays amis qui le soutiennent dans le monde», a-t-il conclu.
Plus tard, sans porter d’accusation contre le Hezbollah, la FINUL a confirmé que l’attaque contre les militaires français avait été lancée par un groupe armé irrégulier.
This morning, a UNIFIL patrol clearing explosive ordnance along a road in the village of Ghanduriyah to re-establish links with isolated UNIFIL positions came under small-arms fire from non-state-actors.
— UNIFIL (@UNIFIL_) April 18, 2026
«Ce matin, une patrouille de la FINUL déminant des engins explosifs le long d’une route dans le village de Ghandouriyé pour rétablir les liens avec des positions isolées de la FINUL a été prise pour cible par des tirs d’armes légères provenant d’acteurs non étatiques», a-t-elle en effet indiqué, via X.
Photo : Militaires français de la FINUL / Archive / armée de Terre
Source:
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