Dans les bons jours, le barrage de Hartbeespoort est censé être l’une des évasions les plus faciles du Gauteng. A quelques minutes en voiture de Joburg, le Magaliesberg s’élevant en arrière-plan, les bateaux glissant sur l’eau. Mais dernièrement, cette image est plus difficile à trouver.
Source : Réseau mondial des médias du Sud
Selon novanews.co.za, ce que de nombreux visiteurs voient en premier est une épaisse couverture verte presque surréaliste qui s’étend sur la surface. Les habitants ont un nom pour cela. « Cette bave de Harties. »
La réalité est cependant bien plus complexe et bien plus inquiétante.
Un barrage qui refuse de se rétablir
Malgré des années d’intervention, le barrage de Hartbeespoort reste enfermé dans un cycle de stress écologique. L’eau est fortement affectée par les cyanobactéries, souvent appelées algues bleu-vert, qui donnent au barrage son aspect trouble et de soupe aux pois.
Parallèlement, la jacinthe d’eau envahissante continue de se propager à la surface, formant des tapis flottants denses qui piègent les bateaux, bloquent la lumière du soleil et perturbent l’écosystème en dessous.
Il y a eu des progrès. En mars 2026, la couverture de jacinthes était tombée à moins de 10 % de la surface du barrage, une amélioration significative par rapport à fin 2025. Mais cela ne signifie pas que le problème est résolu. Cela signifie simplement que la bataille continue.
Quelle est vraiment la cause du problème
Même si le ruissellement agricole joue un rôle, les scientifiques soulignent un problème bien plus important en amont. La pollution par les nutriments provenant des systèmes d’égouts urbains via les rivières Crocodile et Hennops est le principal moteur de la crise.
Ces nutriments, principalement l’azote et le phosphore, alimentent la croissance explosive d’algues et de plantes envahissantes. Le résultat est une condition connue sous le nom d’hypereutrophisation, dans laquelle l’eau devient surchargée de nutriments et l’écosystème commence à s’effondrer sous la pression.
Contrairement aux proliférations d’algues saisonnières observées dans de nombreux barrages, Harties est presque constamment coincé dans cet état.
Le combat scientifique se déroule sur l’eau
Si vous êtes allé récemment à Harties, vous avez peut-être repéré des taches de plantes brunes et mourantes parmi le vert. Ce n’est pas un hasard.
Les scientifiques ont introduit de minuscules insectes appelés Megamelus scutellaris, également connus sous le nom de cicadelles de jacinthe d’eau. Ces insectes se nourrissent des plantes envahissantes, les affaiblissant jusqu’à ce qu’elles coulent. Il s’agit d’un processus lent et cyclique qui permet de garder la jacinthe sous contrôle sans produits chimiques.
Parallèlement, Magalies Water a déployé un plan triennal utilisant des récolteuses mécaniques pour retirer physiquement la masse végétale du barrage.
Il s’agit d’une approche à plusieurs niveaux. Lutte biologique, élimination mécanique et gestion à long terme. Nécessaire, mais pas instantané.
Une beauté toxique cachée sous la surface
Vu d’en haut, le barrage peut paraître presque saisissant. Les images satellite montrent des tourbillons d’un bleu profond entrecoupés de taches vertes vives qui dérivent sur l’eau.
Mais cette beauté cache une vérité plus dure.
Ces proliférations libèrent des toxines dans l’eau et peuvent créer des zones privées d’oxygène sous la surface. La mortalité des poissons devient plus probable. La vie aquatique lutte. L’écosystème se désagrège lentement.
Pour un barrage qui approvisionne en eau les zones voisines et favorise les loisirs, les enjeux sont élevés.
Pourquoi Johannesburg se soucie toujours de Harties
Le barrage d’Hartbeespoort n’est pas seulement un arrêt panoramique. Cela fait partie de la vie quotidienne de nombreux habitants de Gauteng. Marchés du week-end, promenades en bateau, sorties de pêche et couchers de soleil. Il fait partie intégrante du mode de vie de la région.
C’est pourquoi la crise actuelle a suscité de la frustration en ligne. Les visiteurs partagent des photos de bateaux posés sur ce qui ressemble à un solide tapis vert. D’autres se demandent si le barrage est toujours sûr ou vaut la peine d’être visité.
Dans le même temps, un optimisme prudent règne. La réduction visible des jacinthes montre que l’intervention peut fonctionner. Le défi consiste désormais à s’attaquer au problème plus profond de la pollution à sa source.
Le long chemin à parcourir
Nettoyer Harties ne consiste pas seulement à nettoyer les plantes de la surface. Il s’agit de réparer le système qui alimente le problème.
Jusqu’à ce que la pollution par les nutriments provenant des eaux usées en amont soit correctement contrôlée, le barrage continuera probablement à alterner entre amélioration et rechute.
Pour l’instant, Harties se situe dans cette position intermédiaire difficile. Mieux qu’avant, mais loin d’être guéri.
Et pour tous ceux qui ont grandi avec cette escapade de week-end, c’est une réalité difficile à ignorer.
Source : novanews.co.za
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Source:
www.getaway.co.za




