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Pékin met en garde contre une escalade commerciale lors de la visite de Sefcovic

La Chine met en garde l’Union européenne contre le risque d’une « guerre commerciale » à l’occasion de la visite à Pékin de Maros Sefcovic, commissaire européen chargé du Commerce. Les autorités chinoises insistent sur la nécessité d’un dialogue pour prévenir une spirale de mesures restrictives qui affecterait un marché crucial pour ses exportations.

Chine et responsables européens font face à des tensions soutenues autour des pratiques industrielles, des subventions et des barrières non tarifaires. Pékin mise sur les divergences entre États membres pour empêcher l’adoption de mesures trop coercitives au niveau communautaire et affiche la volonté de préserver les canaux économiques existants, en privilégiant la négociation plutôt que la confrontation.

Au sein des Vingt-Sept, les positions restent contrastées : certains gouvernements réclament des règles plus strictes sur les investissements et l’accès au marché, d’autres mettent en avant l’importance des échanges pour les chaînes d’approvisionnement et l’emploi. Les discussions portent notamment sur des instruments comme le contrôle des investissements, la transparence des aides publiques et les mesures de réciprocité, sans qu’une ligne commune n’ait été pleinement définie à ce stade. Cette situation complexifie la capacité de l’UE à répondre collectivement aux préoccupations économiques et stratégiques soulevées par Pékin.

La visite de Maros Sefcovic vise à stabiliser le dialogue et à identifier des voies de coopération pratiques, notamment sur l’accès au marché et les règles de concurrence. De leur côté, les entreprises européennes et chinoises observent de près : une montée des tensions ferait peser des coûts sur les chaînes logistiques et pourrait conduire à des perturbations sectorielles. Pour l’instant, Pékin insiste sur la négociation multilatérale et appelle à éviter des réactions qui risqueraient d’affaiblir les échanges bilatéraux. Sur le plan institutionnel, la Commission européenne reste l’interlocuteur central pour tenter d’encadrer ces discussions et prévenir une escalade commerciale.

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