Le Parquet national financier a confirmé vendredi qu’il mène depuis juin 2023 une enquête portant sur des soupçons de corruption liés aux activités à l’étranger du groupe Thales. Les magistrats ont indiqué que des perquisitions ont été réalisées dans plusieurs pays, en lien avec des éléments examinés dans le cadre de cette instruction. L’enquête vise des faits sur lesquels les autorités se concentrent afin d’établir s’il y a eu manquements à la loi pénale en matière de corruption lors d’opérations à l’étranger.
Le renseignement publié par la presse a été confirmé par le Parquet national financier, qui a déclenché l’enquête en juin 2023. Les perquisitions, décrites comme menées simultanément dans plusieurs juridictions, s’inscrivent dans un dispositif judiciaire visant à sécuriser des documents et des éléments probants utiles à l’instruction. Les autorités judiciaires travaillent selon les prérogatives prévues par la procédure pénale pour ce type d’affaires transnationales.
Le dossier concerne des opérations évoquant des liens avec l’Azerbaïdjan et s’inscrit dans un contexte plus large de vigilance accrue contre la corruption dans les transactions internationales. Pour un groupe présent dans les secteurs de la défense et des technologies, toute procédure judiciaire de cette nature engage des enjeux juridiques et réputationnels élevés. Les enquêtes sur des activités à l’étranger mobilisent fréquemment des mécanismes de coopération internationale et l’analyse de flux documentaires étendus.
L’instruction reste en cours et les éléments rendus publics à ce stade sont limités. Les prochaines étapes pourront inclure des auditions de personnes mises en cause, des analyses comptables et des demandes d’entraide judiciaire entre États. La procédure vise à faire éclore la vérité sur les faits reprochés, dans le respect des droits de la défense et des garanties applicables au cours d’une enquête pénale.






